Nivez C Photoa

JOURNALISTE

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

Miles aériens: l’expérience qui fidélise!

Encore une invention des Américains ! Le mile aérien a été créé par American Airlines en 1981 aux Etats-Unis. Pour la petite histoire, c’est Pierre Salinger, journaliste américain et ex porte-parole de la maison blanche sous Kennedy, qui a importé le concept en France quand il était membre du board d’Air France. Mais en trente années, les miles aériens ont beaucoup évolué.

Un exemple de miles transformés :

En février 2014, Joël, ancien cadre chez IBM, a posté sur Facebook les photos de son expérience en Première classe sur Etihad (compagnie aérienne nationale des Emirats arabes unis). Il nous a autorisé à reproduire ses photos ici. Joël rentrait d’Inde avec sa femme, et a pu voyager « à l’œil » entre Abu Dhabi et Paris en Première classe, grâce à ses miles. Il avait conservé ses miles accumulés lors de voyages d’affaires. Il ne lui restait que quelques mois pour les « consommer ». Il a choisi de le faire en couple à l’occasion de la St Valentin (les miles sont transférables à un autre membre de la famille).

Des miles pour fidéliser

D’un côté, la carte de membre fidélise le voyageur, et de l’autre, elle lui fait bénéficier de billets « gratuits » en échanges de ses miles. Les « super cartes » (Premiere chez British, Senator chez Lufthansa, ou Platinium chez American Airlines) permettent d’être surclassé, ou même de décrocher des places quand il n’y en a officiellement plus.

On cumule des miles à chaque vol ?

Les miles dépendent moins du prix du billet que vous achetez, que de la catégorie dans laquelle vous voyagez. Il vaut mieux voyager en Business donc dans le milieu de gamme (ni en éco, ni en 1ère). Ce sont ces milieux de gamme que les compagnies chouchoutent comme l’explique l’expert américain Hal Brierly.

Les miles sont-ils monnayables ?

Non, mais ils sont échangeables. En échange de miles, vous pouvez jouer au golf, suivre des cours de formation, louer des chambres d’hôtel ou encore acheter des sacs et même acheter des chaussettes (7500 miles la paire de chaussette chez SWISS ;-). A la fin des années 2000, les cabinets d’audit (Ernst&Young, PriceWaterhouse) ont demandé aux compagnies aériennes d’inscrire les miles à leur passif dans leur bilan. Les chiffres les plus fous avaient circulé : le chiffre d’affaires virtuel des miles aériens serait de plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. Ces données - connues par l’l’IATA (International Air transportation Association) - restent confidentielles.

Les partenaires des compagnies aériennes :

Même s'ils plombent les bilans des compagnies, les miles représentent un revenu réel provenant des partenaires (chaînes d’hôtels, loueurs de voitures…) qui paient pour être référencés par l’industrie aérienne. Ici, les compagnies n’hésitent pas à communiquer sur leurs revenus : Qantas (compagnie aérienne d’Australie) annonçait un revenu de 1,1 milliard de dollars en 12 mois (en juin 2011) provenant des accords partenaires autour de ses programme de fidélisation. Aux Etats-Unis, le 1er programme (réunissant America, Delta et United) revendique 1 milliard de dollars de revenus annuels.

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