Salamamichael

Expert-comptable & réviseur

MBA, expert-comptable et ancien directeur Achats à Genève, Michael se spécialise dans l'audit, l'expertise-comptable et l’optimisation de coûts en Suisse. Comme fondateur et CEO d'Ypsom partners et Costbrokers SA, il pilote les projets audit, comptable et coûts de ses clients. Sa formation et son expérience lui permettent d’appréhender leurs problématiques avec méthode, d’assimiler rapidement des process complexes, d’avoir une vision pragmatique sur leur organisation et d’apporter des solutions adaptées.

Muse rolling - une nouvelle façon de se mouvoir en ville

Initiative entrepreneuriale suisse fun pour se mouvoir en ville ou ailleurs

Interviewé :

Thierry Nicloux, fondateur de Muse Rolling

Muse rolling

Thierry se déplace beaucoup pour sa vie professionnelle. Depuis toujours, il cherche l’option la plus adaptée et écologique possible. Soucieux de la nature et de l’environnement, il garde à l’esprit une réelle volonté ne pas trop abîmer sa planète. Comment cela se concrétise ? Il ne prend pas l’avion pour partir en vacances, sa voiture personnelle roule au gaz, et dès qu’il le peut, il privilégie la moto. Alors, il voyage le plus possible en train. Et qui dit train, dit petites distances à parcourir, entre la gare et ses lieux de rendez-vous. Certains les feraient à pied ou en transports publics. Thierry, lui, ces distances il les parcourt en longboard. Il gagne du temps, sans trop dépendre d’un horaire de bus ou de tram.

En ce qui concerne le frein, l’histoire est plus personnelle. Pour ses clients, Thierry se doit d’être chic et bien habillé. L’idée du système de freinage répondait donc au désir de se déplacer de manière fluide et écologique, sans abîmer ses chaussures anglaises en freinant sur le bitume.

De plus, son fils de 16 ans a subi un accident grave en faisant de la planche justement. Avec un frein, la chute aurait certainement pu être évitée. Depuis, en terme de sécurité, pour Thierry, un frein s’avère indispensable et ouvre un champ d’application pour de nouveaux utilisateurs, ces adultes citadins actifs.

D’origine bretonne, Thierry a grandi avec la mer. Le point commun du longboard et du bateau ? La douceur, la glisse, la fluidité. « C’est pur, propre et élégant, les deux ont beaucoup de classe. D’ailleurs, différents matériaux de la planche, sont inspirés du monde de la mer. »

La première question à poser, c’est de savoir comment vous est venue l’idée de Muse Rolling bien sûr !

J’ai toujours eu un profil ‘’out of the box’’, j’aime faire les choses différemment, de manière un peu décalée. En 2007 déjà, j’étais parmi les premiers à me déplacer en trottinette et je n’en trouvais pas qui soit fabriquée en Europe. Maintenant on en voit partout, alors j’ai cherché autre chose. 

Qu’aimeriez-vous apporter avec ce produit ?

 Muse Rolling, c’est ma nano-contribution à des déplacements propres. Elle m’apporte la possibilité de nourrir les valeurs qui sont les miennes, que je vous liste pêle-mêle : écologie, local, qualité, beau travail, recherche d’excellence, transparence. Cela me vient de mon parcours professionnel. En réaction au monde des multinationales et à la recherche constante et insatiable de profits. 

Et vous, le longboard Muse Rolling, comment l’utilisez-vous au quotidien ?

La planche est vraiment mon outil de déplacement. Je m’en sert plusieurs fois par semaine pour aller travailler. Ici on ne parle pas forcément d’un jouet ou d’un loisir. Il s’agit d’un objet utile, qui facilite son quotidien. Le matin, je l’emporte, accrochée sur ma moto pour se rendre jusqu’à la gare. Je lui a fabriqué un petit étui pour pouvoir la fixer sur le côté. Ensuite, dans le train, je la place sur le filet du haut, retournée. Pratique, mobile, sans devoir payer de supplément, comme pour un vélo par exemple.

J’aime bien l’idée du businessman qui roule en longboard. A 52 ans, je me sens comme un enfant-ado, pas tout à fait terminé. Et je n’en ai plus honte. Parfois, “on” sourie en me regardant, on me trouve un peu “original”. C’est tellement “classique” de trouver les autres “originaux”. Mais en fait qui est l’enfant dans tout cela ? 😉 

Où en est la société aujourd’hui ?

Aujourd’hui, tout est prêt. Aspects juridiques et légaux, Stratégie et objectifs, marketing, site web, présence web sur Facebook, Intastgram, LinkedIn, Youtube et Printerest. Nous avons du stock pour les premières commandes qui nous permettront de produire en fonction des commandes suivantes.

Nous sommes 3 associés, avec des compétences humaines et techniques différentes et complémentaires. Nous sommes soutenus par la Fondation Paul Edouard Piguet dans cette démarche. C’est très important.

Nous étions également inscrits au salon de l’auto à Genève. En effet, face à la baisse de fréquentation, les organisateurs avaient prévu cette année un espace « mobilité » dans lequel Muse Rolling s’inscrivait parfaitement. A mon avis une bonne idée, conjuguée à l’automobile, malgré tout très polluante. Ce salon aurait été notre grand lancement. Nous avions l’impression d’être un peu comme le cheval de Troie dans l’antre du diable 😉.

Mais pchiiiitttt, salon annulé à cause du Coronavirus. Ce n’est pas grave. Nous voulions être prêts, nous étions prêts, c’est déjà un succès. On continue!


La recherche de financements est-elle un parcours du combattant ?

Oui, un peu. D’autant que nous sommes attentifs à la personne, physique ou morale qui nous financera. Nous cherchons un vrai partenaire. Quelqu’un qui s’engage, avec nous, dans une aventure humaine avant tout, pas pour une simple transaction financière du style « j’investis x et j’attends y dans z mois ». Sans chercher un mécène qui nous donne gratuitement, nous voulons trouver un ou quelques investisseurs qui attendent une rentabilité, certes, mais pas uniquement cela. Des investisseurs qui veulent créer de la valeur, développer l’emploi et l’industrie locale et produire/vendre un objet dont nous serons fiers. Ces gens-là ne peuvent pas être des prédateurs.

En même temps, notre modèle d’affaires nous permet aussi de nous développer sans investisseurs. Ce sera plus long, peut-être un peu plus difficile, c’est tout.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Alors, deux (trois ?) prochaines étapes, simples et complexes à la fois, ce qui les rend intéressantes.

  • Trouver un investisseur/un partenaire, pour soutenir le développement ET travailler ensemble sur le second modèle qui demandera pas mal de R&D. Ce second modèle sera une véritable rupture technologique. Nous avons une très belle opportunité, toute proche, juste idéale. Mais chuuuuut, ne vendons pas peau de l’ours…
  • Continuer de vendre notre premier modèle. 50 ou 100 planches d’ici fin 2020 serait une excellent début, sachant que c’est l’étape la plus difficile. Pour cela, nous allons contacter en direct les plus grandes entreprises de Suisse. Celles qui ont envie de faire un geste significatif pour leur environnement. Pour la mobilité douce. Le longboard Muse Rolling peut faire un très beau cadeau pour leurs clients ou leurs employés…

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