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FONDATEUR DES EDITIONS ALPAGA

Editeur, journaliste indépendant et spécialiste en communication, Sébastien Ladermann est passionné de gastronomie et de voitures anciennes notamment. Deux thèmes qui l’inspirent au quotidien dans ses diverses activités, au point de nourrir une intense réflexion sur l’art de (bien) vivre et d'avoir consacré aux plus prestigieux chefs de cuisine lémaniques un ouvrage novateur (Portraits (intimistes) de chefs, paru aux Editions Alpaga) préfacé par F. Girardet, Ph. Rochat et G. Rabaey.

Mercedes G - Kolossal!

Un véhicule littéralement hors-norme. Né en 1979 et toujours disponible 35 ans après son lancement, le Mercedes Classe G (Geländewagen, «tout-terrain» en allemand) répond initialement à des contraintes militaires. Le Shah d’Iran en fut le commanditaire, pas moins de 63 armées à travers le monde s’adjoignirent ensuite les bons et loyaux services de cet infatigable baroudeur.

Il a bien souvent depuis quitté les champs de bataille pour rejoindre les trottoirs huppés des plus grandes métropoles de la planète. Toujours construit - en partie manuellement - à Graz en Autriche par Steyr Puch, il s’est modernisé au fil du temps sans rompre avec ses racines. C’est là son charme inégalable, sa différence fondamentale qui le rend unique dans le paysage automobile actuel.

Sa ligne taillée à la serpe - disponible en 3 ou 5 portes, ainsi qu’en cabriolet - et les grandes surfaces vitrées totalement planes assurent une visibilité époustouflante. Confortablement assis au volant du Classe G, bénéficiant d’une position dominant très largement les autres usagers, la route prend un tout autre visage. Un sentiment de sécurité totale s'empare des occupants. Côté motorisation, le spectre des puissances disponibles (jusqu’à plus de 800 CV...) donne le vertige. Il y en a pour tous les goûts (diesel, essence, atmosphérique, compressé et turbocompressé) et toutes les bourses (plus de CHF 600’000.-, ça vous ira?), la personnalisation du véhicule ne connaissant aucune limite.

La version 400 CDI (diesel donc) donne un bon aperçu des qualités de la bête. Fabrication et solidité sidérantes, cette Mercedes ne trahit pas les gènes de la marque. La puissance (250 CV) et le couple généreux du moteur propulsent sans peine les 2,4 tonnes (à vide...) du véhicule, dans une ambiance très typée V8. Le châssis, hérité d’un autre temps, laisse entrevoir ses origines rustiques, tout comme le freinage. C’est clairement dans les conditions les plus difficiles (neige, boue, terrain défoncé, charge remorquée importante) qu’il prend l’avantage sur tout autre engin à quatre roues. Ses capacités de franchissement s’avèrent exceptionnelles, et les verrouillages de différentiels - trois au total, qu’une simple pression du doigt commande depuis le tableau de bord - permettent de s’extraire de bien des mauvais pas.

La Classe G ne laisse pas indifférent. En 2010, lorsque Mercedes envisagea la fin de ce modèle mythique aux yeux de beaucoup, le constructeur dut faire face à plusieurs milliers de courriers émanant de potentiels acquéreurs refusant d’imaginer conduire un autre véhicule. Son successeur a paraît-il trouvé depuis sa place sur les planches à dessin...

Voiture mise gracieusement à disposition par www.classicamotors.com

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