Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Football (business) models

Alors que le PSG doit venir s'expliquer devant l'UEFA, on revient sur le transfert de Neymar de Barcelone à Paris: 222 millions de dollars de clause, des primes à la signature pour le joueur et son père en tant qu’agent, un salaire mirobolant… Un transfert qui défraie la chronique mais ne fait que consacrer la distinction des business models des clubs de football en Europe.

A la source se situent des clubs formateurs (Rennes, Athletic Bilbao, Ajax Amsterdam): doués pour détecter les pépites dès l’enfance, ils se font piller quand la future star est repérée par d’autres équipes. Leur survie passe par la «livraison» ininterrompue de nouveaux joueurs.

En aval se placent des clubs habiles pour repérer les talents dès les premiers matchs professionnels (Monaco, Porto, Dortmund, Bâle), qui misent des sommes importantes sur de jeunes joueurs, polissent les joyaux et les revendent au prix fort. Pour eux, la présence en Coupe d’Europe est indispensable afin d’exposer et de valoriser leurs pépites.

Plus loin se trouvent les mastodontes: Real Madrid, PSG, Chelsea. Dopés par les droits TV, le merchandising et des revenus externes, ils ont besoin de stars et investissent des dizaines de millions sur chaque nom qui fera vendre des maillots et gagner des trophées, quitte à perdre énormément en salaires et reventes à perte.

Enfin, à la marge, des clubs historiques mêlent quelques stars achetées très cher et des joueurs issus du centre de formation: Bayern Munich, Barcelone, voire Manchester United (jusqu’à récemment). Ils génèrent moins de cash, mais connaissent des cycles de succès et de vaches maigres.

L’arrivée des clubs chinois risque de redistribuer les cartes d’ici dix à quinze ans, de même que le contexte géopolitique (Qatar) ou encore de nouvelles conditions sur la dette. La hiérarchie dira alors quels modèles sont les plus durables…

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