Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Festivals: overdose ou accident?

Festivals: overdose ou accident?

A travers le monde entier, la Suisse est reconnue pour être un terreau fertile pour les festivals. Le public vient parfois de loin pour le Montreux Jazz, le Menuhin Festival à Gstaad ou l’Openair à Frauenfeld. Idem pour les artistes qui savent qu’ils vont avoir un public de passionnés, un accueil aux petits soins… et un cachet confortable. Une recette qui fait florès depuis des décennies.

Et cet été 2019… Patatras! La Fête des Vignerons, qui a pourtant bénéficié des lumières de médias internationaux, affiche 65 000 billets invendus sur 420 000. Le Paléo à Nyon a dû recourir à une campagne de communication face à un stock de tickets invendus à quelques jours de l’ouverture (2% au final). D’autres événements ont rencontré des difficultés à faire le plein.

Pourtant, dans le même temps, de nouveaux rendez-vous voient le jour. Si la Fête des Vignerons n’est pas nouvelle, son retour après vingt ans d’absence s’intégrait dans un contexte nouveau avec davantage de festivals en 2019 qu’à la fin du XXe siècle. Et que dire de multiples petits rendez-vous naissants, comme le Montreux Chill Festival à Clarens du 9 au 11 août?

Ne pas s’endormir sur ses lauriers

Y a-t-il dès lors un trop-plein, une indigestion de festivals? Trop de sollicitations? Des prix toujours plus élevés pour les clients? La remontée récente du franc face à l’euro a-t-elle pu décourager des visiteurs allemands, français ou italiens?

La viabilité des événements n’est pas remise en cause. Mais les soubresauts de cet été doivent servir d’avertissement aux organisateurs: rien ne garantit à long terme que la Suisse va rester ce paradis des festivals. Il faut donc constamment se remettre en question et continuer d’améliorer l’expérience des visiteurs.

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