Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Nouveaux métiers: une chance d’évoluer

Une personne sur cinq en suisse pense avoir choisi le mauvais métier, alors que les exigences évoluent constamment

Alors que l’industrie du tourisme doit relever cet été un défi crucial en persuadant les Helvètes de partir à la découverte de leur pays, Martin Nydegger est l’homme de tous les fronts. A la tête de Suisse Tourisme depuis 2018, cet expert de 49 ans n’en a pas moins derrière lui un parcours singulier qui illustre au mieux le dossier que nous vous proposons dans cette édition. Une carrière qui met en lumière les formidables opportunités qu’offre notre système de formation afin d’exercer toujours un métier en phase avec l’actualité. Après avoir grandi dans la ferme familiale, le Bernois effectue un apprentissage de mécanicien en machines agricoles. Lors de son service militaire, il sillonne la Suisse comme chauffeur et trouve sa vocation: il entrera à l’Ecole supérieure de tourisme des Grisons, à Samedan. Dans le cadre de sa formation, il travaille six mois à l’Hôtel Taj Mahal de Mumbai. Suit un MBA à Glasgow. Il rejoint Suisse Tourisme en 2005 et améliore ses compétences grâce à une formation en stratégie du marketing à Stanford, aux Etats-Unis. Son ascension professionnelle rapide ne l’empêche pas de prendre un congé sabbatique pour parcourir, sac au dos, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, avant d’être nommé à son poste actuel.

Pour Martin Nydegger, la mobilité professionnelle a été une aspiration personnelle qui a considérablement enrichi son bagage. Alors que la quatrième révolution industrielle liée à l’intelligence artificielle débute à peine, cette façon de faire évoluer son profil est en passe de devenir une obligation. Dans le monde d’aujourd’hui, les exigences évoluent constamment. En même temps, en Suisse, une personne sur cinq pense avoir choisi le mauvais métier, selon une étude de l’entreprise de placement RH Kelly Services. Evolution et changement de voie sont devenus la règle plutôt que l’exception, dans une société en constante transformation. La reconversion constitue une tendance en hausse. Chez les 25-39 ans, la mobilité s’est accrue de près de 60% en vingt-cinq ans, selon l’Office fédéral de la statistique.

Trop peu de formation continue

Contrairement à une idée reçue, les Suisses se révèlent plutôt mauvais élèves en termes de formation continue, alors qu’il s’agit d’une condition indispensable si l’on veut rester employable tout au long de sa carrière. Selon une étude «Decoding Global Trends», moins de la moitié des travailleurs suisses y consacrent une partie significative de leur temps, alors que la moyenne internationale se situe autour de 65%. Nous nous sentons également moins concernés par les nouvelles technologies et la mondialisation que dans d’autres pays. Alors, en espérant que notre dossier sur les nouveaux métiers vous donnera l’envie d’apprendre et d’évoluer, nous vous souhaitons une très bonne lecture.

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