Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Ecoresponsable, éthique et chic

La motivation de ces entrepreneurs est de contribuer à un monde plus durable à laisser à nos enfants

Certes, les enjeux écologiques, ça fait bien cinquante ans qu’on en parle. En 1972, des intellectuels de premier rang publiaient le rapport Meadows qui pointait déjà les dangers
de la croissance économique et démographique pour la planète. Cependant, cette étude avait suscité une levée de boucliers de la part d’intérêts économiques allergiques à l’idée de croissance zéro. Au début du XXIe siècle, alors que les questions environnementales et climatiques sont devenues des urgences, un nouveau concept réussit la quadrature du cercle: l’économie circulaire. Cette vue, qui ne condamne pas la croissance mais la fonde sur des processus respectueux de l’environnement, rallie un large consensus allant de gauche à droite.

Les citoyens amorcent ce virage vert avec enthousiasme. Interrogés par le «Reader’s Digest», environ deux tiers des consommateurs suisses affirment faire leurs courses en tenant compte de l’origine des produits et de leur santé. Ainsi, figurent parmi leurs achats beaucoup de biens durables, de produits bios ou encore des denrées régionales. La mode écoresponsable cartonne. Les feuilles d’ananas servent désormais à fabriquer des sacs et des blousons. Les bouteilles en plastique sont recyclées en semelles de baskets qui se vendent en millions d’exemplaires.

Et les grandes compagnies s’y mettent. Ikea, qui considère la Suisse comme un marché test, a lancé ce printemps un service de location de meubles. Disposant d’une clientèle fidèle de PME helvétiques, l’enseigne suédoise leur propose des salles de réunion ou des stations de travail en location. Ainsi, on peut renouveler le mobilier sans pour autant le condamner à la casse. L’économie circulaire vise à minimiser l’utilisation de matières premières, à imaginer des produits qui pourront être facilement démontés et réparés. La finance s’est aussi emparée du concept avec des fonds d’investissement dédiés à l’économie circulaire, qui viennent s’ajouter aux produits privilégiant l’environnement durable et l’impact social.

Un écosystème existe en Suisse

Ce contexte «green friendly» crée une foule d’opportunités de business. Plus que de lancer une startup dans l’espoir qu’elle devienne une licorne (une société valorisée à plus d’un milliard de dollars), la motivation des entrepreneurs est là de contribuer à un monde plus durable à laisser à nos enfants.

Comme vous allez le découvrir dans notre dossier, tout un écosystème s’est d’ores et déjà érigé en Suisse pour soutenir les initiatives vertes et le «green business». Cela ne vous donne pas envie de vous lancer?

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