Marjorie Thery

JOURNALISTE À BILAN

Qui peut sauver Genève?

«Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console.»

Politique C’est ce qu’on appelle une bonne claque! En tout cas, un gros carton jaune pour Genève, lanterne rouge du récent classement publié par Avenir Suisse. Genève est en effet à la dernière place des dix grandes villes suisses analysées par le think tank libéral. Les Genevois, à la fois si fiers mais aussi implacables râleurs sur leur ville, peuvent dire adieu au dicton: «Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console.»

L’intérêt de l’étude – au-delà d’un électrochoc souhaité – est de s’appuyer sur des critères très inclusifs, qui touchent tous les citoyens, de l’étudiant à l’entrepreneur, en passant par les salariés. Les causes de cette mauvaise note, nous les connaissons tous car nous les vivons au quotidien. Avenir Suisse relève, par exemple, que le marché du logement genevois est «de loin le plus inefficace de toutes les villes». Pour la mobilité, ce n’est pas mieux, avec un «faible taux de couverture des coûts des transports publics et une piètre circulation automobile». Genève souffre aussi de la hausse de ses coûts administratifs, qui ont augmenté de plus de 10% par habitant en six ans. «Le contribuable sera potentiellement confronté à de lourdes charges» d’après le rapport. Ironie ultime: ce classement paraît en pleine débâcle politique, les cinq conseillers administratifs de la Ville de Genève ayant fait l’objet d’un audit accablant de la Cour des comptes. 

Il y a quelques semaines, vous aviez été nombreux à réagir à notre dossier «Make Geneva Great Again». Espérons que les nombreuses propositions et espoirs suscités parmi vous ne restent pas lettre morte. 

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