Marjorie Thery

JOURNALISTE À BILAN

Bébés génétiquement modifiés: danger ou progrès?

Ce sera peut-être le point de bascule pour enfin déclencher un véritable débat public sur l’avenir du séquençage de l’ADN humain. Faut-il pouvoir le modifier?

Sciences  Ce sera peut-être le point de bascule pour enfin déclencher un véritable débat public sur l’avenir du séquençage de l’ADN humain. Faut-il pouvoir le modifier? Ou s’en servir uniquement pour le diagnostic médical? Depuis fin novembre, le monde scientifique est en émoi après l’annonce de la naissance de jumelles à l’ADN modifié en Chine. Ces naissances posent ce sujet brûlant sur la table, d’autant que les technologies liées au séquençage de l’ADN ont fait des bonds spectaculaires. 

Le facteur économique a également joué un rôle d’accélérateur, puisque le premier séquençage de l’ADN humain il y a une quinzaine d’années avait coûté des milliards et nécessité l’appui de scientifiques du monde entier. Aujourd’hui, on peut faire séquencer son ADN pour quelques centaines de francs. 

La modification de l’ADN de ces bébés n’avait pas pour but de faire en sorte qu’ils aient les yeux bleus ou un QI plus élevé, mais de les rendre résistants au virus du sida. Même si le politiquement correct veut que la plupart des réactions à ces naissances se fassent sur un ton offusqué aujourd’hui, il n’est pas impossible que dans quinze ou vingt ans, tous les bébés soient des OGM et que des outils comme les vaccins passent pour préhistoriques. Pour la communauté médicale, si un moyen existe de soigner, voire d’éviter des maladies mortelles et coûteuses à la société, n’est-il pas de son devoir de les utiliser? Le débat ne fait que commencer. 

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