Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Logements: mais quel foutoir!

Déménager restera un rêve, pour longtemps !

Nous nous disions que les retraites étaient assurées grâce à l’immobilier et que nous pourrions enfin trouver des logements à bon marché. Eh bien, cette année 2014 nous aura démontré le contraire !

Je sauterai rapidement sur la question des banques qui, comme à leur habitude, dès que les bourses performent, se détournent du crédit.

Premièrement, les promoteurs se sont gardés jalousement les logements que la classe moyenne aurait pu s’offrir. Cela a été combattu par une loi, très édulcorée. Mais une initiative de l’ASLOCA veut rétablir le projet de loi initial. La gauche qui défend la classe moyenne et la propriété, on croit rêver, non ?! D’autant plus lorsqu’elle s’attaque au logement locatif.

En effet, récemment, au Tribunal Fédéral, elle a contesté un loyer subventionné sur Vaud.

Résultat des courses, le TF a demandé au canton de se justifier. On pourrait se gausser et dire que cela ne concerne que « les étrangers » d’outre-Versoix. Que nenni ! Cela impacte directement la question des logements sociaux sur Genève. Comment ? Jusqu’à ce jour, l’Etat accordait un rendement moyen plafonné (non garanti) de 6% sur les fonds propres pour des logements neufs dont le loyer ne dépasse pas CHF 1'767.-/mois pour un 4 pièces (cuisine comprise, Genferei oblige). Tout le monde y trouvait son compte !

Les locataires car ils avaient accès à un logement neuf en dessous des prix usuellement pratiqués. L’Etat, car il permettait aux plus démunis d’accéder à ces logements en les y aidant et en se réservant 20% de l’attribution des ces appartements. Les propriétaires institutionnels, principaux pourvoyeurs, pouvaient servir les retraites, car leur taux techniques est de 4,50% au MINIMUM. Comparés aux 6% plafonnés par l’Etat, cela rendait bien service aux caisses de pension. Maintenant, avec cet arrêt, le taux risque de tomber à 2%. Faut-il vraiment faire un dessin ?! Qui veut encore construire ces logements sociaux ! Mais qui va passer à la caisse pour recapitaliser les trous des institutionnels ?! Vous et moi ! Comment ? L’ASLOCA s0’en fout, c’est sûr !

De nouveau, un intérêt minoritaire, comme l’accession à la propriété, fait capoter les velléités de construire.

Finalement, l’Etat de Genève est incapable de gérer correctement ses départements puisque depuis mai (2014), un dossier tout simple pour plus de 30 logements sociaux y est bloqué dans un de ses services faute de personnel. Alors, que la fonction publique ne vienne pas faire grève sous je ne sais quel faux prétexte, les service de l’Etat n’étant plus assuré.

Alors, rangez vos cartons à la cave ou vendez-les, mais pas sur Genève!

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."