Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

Les télécoms suisses en phase de transformation?

La Suisse a les prix des abonnements mobiles les plus chers d’Europe, mais cela pourrait bien changer avec la vente de Orange Suisse à NJJ Capital, la Holding contrôlée par le fondateur d’Iliad Xavier Niel. Ce dernier a totalement bouleversé le marché des télécoms en France (Iliad, Free)  et en Israël (Golan) en cassant les prix et en améliorant le service.

La Suisse subira-t-elle le même sort?

Cela fait des années qu’Orange et Sunrise s’attaque à la suprématie de Swisscom avec des plans moins chers, plus flexible ou sans abonnement,  mais sans un réelle succès. Pour l’instant les suisses sont prêts à payer pour la qualité et à ce jeu-là Swisscom reste au-dessus. En effet ce dernier a remporté la palme du meilleur réseau de communication mobile de Suisse décerné par le magazine « Connect » pour la sixième année consécutive. Orange Suisse est également à un niveau dette bien plus élevé que l’était Iliad avant son entrée sur le marché français, et ne bénéficiera pas des mêmes moyens pour mener une révolution des prix. C’est donc loin d’une affaire gagnée.

Cependant la marge de progression au niveau de la qualité du réseau et du service Orange reste importante, et une amélioration à ces niveaux pourrait bien être le maillon manquant pour faire trembler Swisscom. A Monaco, où Niel à fait l’acquisition de Telecom Monaco en début d’année, il déclara dans un entretien avec Monaco Hebdo que l’objectif principale est la « qualité ». En outre, Niel est un poids lourd du secteur reconnu pour ses prouesses en termes de productivités et d’innovations. Une gestion plus efficace d’Orange Suisse, ne l’empêchera pas d’abaisser les prix afin de gagner des parts de marchés.

Aujourd’hui Swisscom détient toujours une position de monopole étant seul à proposer une offre « quadruple » intégrale mobile, fixe, TV et internet. À long terme, cela ne durera sûrement pas. Niel a l’expérience du service Internet et Télé avec Free et la possibilité d’une fusion entre Upc-Cablecom et un opérateur mobile n’est pas à exclure. On assistera donc à une normalisation du marché télécom Suisse qui devrait être au bénéfice du consommateur.

Faut-il vendre l’action Swisscom?

L’action a chuté de plus de 10% depuis l’annonce, toutefois sur la base de EV/EBITDA elle reste 20% plus chère comparé à ses pairs européens. L’arrivé de Niel, architecte principale de la métamorphose du marché télécom français,  suffira à éloigner les investisseurs à court terme. Iliad a grappillé 13% du marché mobile français en 3 ans et partant de zéro. Que fera Xavier Niel avec Orange qui a déjà 20% d’un marché Suisse qui ne compte que 2 concurrents? Si Swisscom reste dans une position de force avec plus de 50% du marché mobile ainsi que son offre « quadruple play » et que l’évolution du marché télécom Suisse prendra du temps, la perte de visibilité rend l’action nettement moins attrayante. Comme investissement il y a surement mieux ailleurs!

 

Veuillez noter que les informations présentes dans cet article ne constituent pas une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."