Marmierpascal

DIRECTEUR DE SWISSNEX CHINA

Après avoir passé plus de 10 ans à Boston, Pascal Marmier a récemment rejoint un autre réseau swissnex, celui de Chine basé à Shanghai. Passionné de science et d'innovation, il travaille avec son équipe à promouvoir l’excellence de la Suisse dans ces domaines, renforcer les liens académiques en Chine et créer une communauté d’innovateurs et d’entrepreneurs. Gradué de l’Université de Lausanne, Pascal a aussi suivi une formation postgrade à Boston University et obtenu un MBA de MIT. En plus de chercher les meilleurs talents en science et technologie, il essaie aussi de trouver les meilleurs endroits pour courir dans une ville à forte densité de population.

Les MOOCs en Chine

Quand on combine deux des mega trends de la Chine, on obtient forcément un domaine en pleine évolution. Les MOOCs, qui offrent un accès à un enseignement souvent d’excellente qualité via internet, débarquent en Chine par de nombreux canaux:

- les services américains: La société Coursera est déjà active en Chine depuis plusieurs années et permet aux unis chinoises de présenter leurs cours sur une plateforme bien établie. Ce type de partenariat est limité à quelques domaines spécifiques pour ce qui est de la création de classes depuis la Chine, mais Coursera innove en travaillant aussi en partenariat avec de grands sites internet ou des instituts locaux tels que Guokr. Pour le reste, de nombreux sites offrent des traductions de cours américains en chinois.

- les plateformes privées: C’est le déluge! Il y a d’abord quelques sites spécifiquement dédiés aux MOOCs (tous soutenus par du financement de venture capitalists) tels que Guolairen (TopU.com) ou Kaikeba. Le business model reste incertain, mais le nombre de participants est toujours impressionnant: souvent plusieurs centaines de milliers de personnes.

- les universités: Elles commencent à créer des alliances régionales (Jiaotong University dans la région de Shanghai, p.ex.) pour offrir des cours de qualité et des centres où les étudiants peuvent se retrouver pour échanger et apprendre en groupe.

Vu la nouveauté des MOOCs, le domaine reste encore très confus. Il y a beaucoup de compétition, mais pour l’instant peu de volonté de payer pour une formation online. Le gouvernement, qui reste très présent dans le domaine de l’éducation, n’a pas établi de critères de reconnaissance, et donc il règne une certaine confusion pour l’utilisateur.

Néanmois, les MOOCs offrent un potentiel intéressant pour les unis suisses, et notamment EPFL, qui a pris un rôle de leader dans la création de cours de haute qualité. Plus ambitieux : pourquoi ne pas créer des MOOCs autour de la formation professionnelle? Comme le pays continue de réformer son système d’éducation, les écoles professionnelles pourraient faire bénéficier leur savoir via des cours en ligne notamment dans des domaines techniques qui sont ici très demandés.

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