Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Les indices ne servent qu'à remplir des pages blanches !

La semaine écoulée a été riche en annonces et publications diverses sur l’immobilier. Notre magazine BILAN (http://www.bilan.ch/immobilier/prix-maisons-individuelles-reculent-fevrier) nous a informé que la villa individuelle se négocie « même » en dessous de CHF 6'000.-/m2. C’est l’institut IAZI avec le « Swiss Real Estate Offer Index » qui l’affirment. Comprenez bien, la villa individuelle de 120m2 pour CHF 720'000.- !!! Ce samedi, dans le supplément immobilier de la Tribune de Genève, nous découvrons que nous nous tournons vers une hausse de la demande des bureaux. Qui le dit, le grand concurrent de I’institut IAZI, Wüest und Partner ?

A coup de chiffres inutiles, tout comme celui de l’index de la bulle immobilière de l’UBS, ces organismes sur lesquels s’appuient d’ailleurs les banques sortent des statistiques complètement déconnectées de la réalité.

En premier, il n’est pas difficile de lire les annonces pour voir que la villa individuelle de 120m2 se vend bien plus que CHF 720'000.- partout en Suisse, sauf peut-être dans les régions inaccessibles.

En second, la plupart des bureaux récemment mis sur le marché ont trouvé preneur par cannibalisme. D’autres surfaces qui se vident. Ces nouveaux venus sont proches des nœuds de communication. Ils répondent aussi par leur technologie aux nouveaux besoins. De nombreux bureaux resteront vides car conçus à une époque où le télétravail n’existait pas, où les places de travail étaient occupées par le même collaborateur, souvent pendant toute sa vie de travail et que le travail temporaire restait anécdotique (http://www.bilan.ch/economie/travail-temporaire-a-augmente-suisse-lan-dernier). L’hyper-connectivité sécurisée permet maintenant d’avoir le même poste de travail à la maison qu’au travail. Cela permet de garder ses enfants et d’évitant les mouvements pendulaires. Même le téléphone répond comme si on est au bureau. Ainsi, les demandes en surface de bureaux vont baisser. Et d’autant plus que Genève est incapable de se positionner par rapport aux questions fiscales comme d’autres cantons l’ont déjà fait. Pire que tout, le monde politique n’assiste toujours pas les entreprises pour favoriser leur développement. Cette semaine encore une entreprise à haute valeur ajoutée a annoncé quitter Genève pour Vaud.

Ces indices sont malheureusement édictés par des organismes qui souhaitent vendre ce qu’ils ont en portefeuille. Le conflit d’intérêts est évident.

Il fait arrêter de croire dans ces oracles qui n’ont pas vu que la société change !

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