Nivez C Photoa

JOURNALISTE

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

Les étrangers meilleurs que les Suisses

Fiscalité Quand on pousse trop loin une qualité, elle devient un défaut. Après la fin du secret bancaire, voici venir les nouvelles lois antiblanchiment de fraude fiscale qui annoncent encore plus de transparence. 

A compter du 1er janvier 2016, les banques seront dans l’obligation de répondre aux questions de l’administration fiscale sur les fonds non déclarés, y compris ceux d’origine licite. Ces nouvelles dispositions ne sont pas du goût des banquiers qui y voient une manière de contourner le secret bancaire pour les Suisses, et qui assistent, impuissants, au départ de leurs plus gros clients suisses vers l’étranger. 

«Ces lois sont complètement contraires aux droits et libertés individuelles», commente un banquier de la place qui ajoute sans hésiter: «Nous avons atteint le point où l’excès de transparence devient de l’inquisition.» Si on en doutait encore, maintenant on ne peut plus nier l’évidence: la vie économique en Suisse fait de moins en moins partie de la vie privée.
En se pliant une fois de plus aux demandes des politiques, la banque est en train de devenir (malgré elle?) une police parallèle, bras économique de la justice helvétique.

La justice c’est bien, mais à la banque, le client n’aura ni avocat ni recours juridique possible. Un proverbe chinois dit: «When the water is too clear, there is no fish». L’obsession de la transparence risque d’asphyxier les contribuables et de faire fuir nos plus beaux poissons…

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