Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

Les banques centrales marquent un temps d’arrêt

La Banque centrale européenne, la Réserve fédérale américaine et plus surprenant la Banque du Japon sont toutes restées muettes ce mois d’avril. Les avertissements lors du G20 du FMI et de la BRI (la Banque des règlements internationaux) sur l’inefficacité à long terme des taux négatifs semblent avoir été entendus. Ce qui marque un tournant après une longue période guidée par les banques centrales et leurs politiques de taux bas et d’injection massive de liquidités.

Les politiques des banques centrales semblent avoir de moins en moins d’impact, à l’image du Japon qui, malgré l'introduction de taux négatifs en décembre dernier, a vu le Yen continuer à s’apprécier et son économie se détériorer. L’inaction des banques centrales a entraîné la baisse du dollar américain; la hausse du taux d’intérêt a été mise en suspens.  Au Japon, au contraire, les espoirs d’assouplissement supplémentaire ont été douchés par la non-décision de la Banque du Japon menant le yen au plus haut niveau depuis 2014. La Banque centrale européenne, quant à elle, semble manquer d’options et les taux négatifs n’ont pas apporté l’effet désiré sur les prêts bancaires.

Pourtant, l’appétit pour le risque n’a cessé d’augmenter et les marchés bousiers se maintiennent grâce principalement à la baisse du billet vert. En effet, cela a relâché la pression sur la Chine, qui a pu dévaluer sa devise (indexée au dollar) tout en évitant les fuites de capitaux. Cela a marqué également un rebond des cours des matières premières, notamment du pétrole en hausse de 75% depuis le bas de février.

Les interventions répétitives des banques centrales durant plus de 5 ans ont, sans aucun doute, eu un impact sur les marchés boursiers, repoussant les valorisations à des niveaux bien au-delà des moyennes à long terme. Logiquement la fin des interventions devrait mener à une revalorisation des titres. Portés par le dollar faible, les indices américains ne sont qu’à quelques pourcents de leurs plus hauts historiques.

En Europe, c’est plus délicat, avec la hausse de l’euro, mais l’optimisme aux Etats-Unis maintient les bourses européennes et suisse à flot. Cependant, les premiers signes de peur apparaissent notamment  avec le cours de l’or qui a atteint un nouveau sommet depuis plus d’un an, vendredi passé. On en parlait encore récemment: L’or, l’actif à posséder en 2016

Si la Réserve fédérale gagne du temps en retardant l’échéance de son resserrement monétaire, elle ne pourra pas le faire éternellement, surtout avec la montée des prix des matières premières qui risque bien de rehausser le niveau d’inflation.

 

 

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