Francois Hofer

FONDATEUR DE CHOCOLIC

Suite à un bachelor en Management à HEC Lausanne, François Hofer fonde le site www.produitsdici.ch qui permet de créer son propre coffret cadeau avec des produits régionaux. Puis, il reprend ses études à temps partiel et effectue depuis septembre 2012 son master en Systèmes d’Information aux universités de Neuchâtel et de Lausanne. Sa première expérience entrepreneuriale ne décollant pas comme il le souhaite, il la met de côté et se lance dans une nouvelle aventure en créant la marque Chocolic qui regroupe des spiritueux aromatisés au chocolat, comme du vin, de la liqueur ou de la bière. Il s’occupe de l’importation et de la distribution de tous ces produits en Suisse.

Tous les jours il est confronté à de nouveaux défis qui jonchent le chemin d’un entrepreneur.

Le Strongman Run, une leçon de management

Ce week-end, j'ai pris part avec 3 amis de l'université au Fisherman Strongman Run, à Engelberg. Le but de cette course, de 20km avec des obstacles, est de permettre aux participants de se dépasser: le temps n'est pas très important, ce qu'il faut c'est réussir à finir!

Tout au long de la course, des analogies entre l'aventure entrepreneuriale et le défi sportif me sont apparues...

Tout part d'une idée: un étudiant m’a motivé, avec deux autres amis, à inscrire une équipe pour cette course.  Etudiant les systèmes d'information on décide de s'appeler les HECnerds. Puis, il y a toute la période de préparation, durant laquelle plus on se rapproche du jour J, plus la motivation monte. Le projet prend forme petit à petit, mais tout reste encore très abstrait: on avance vers l'inconnu.

Voila enfin le jour tant attendu. On se retrouve tous très tôt à la gare, prêt à traverser toute la Suisse sous un soleil radieux. A Lucerne, un premier imprévu se met en travers de notre chemin: le train pour Engelberg est trop plein et on ne peut pas le prendre. Rien de grave, on a pris de la marge et on prendra le train suivant.

A 13h30, notre déguisement enfilé, on se dirige enfin vers la ligne de départ. Il y a déjà beaucoup de monde à 30min du coup de pistolet. On se retrouve assez à l'arrière, mais ce n'est pas grave car notre chrono ne s'enclenche qu'après avoir franchi la ligne de départ. Tout le monde est très motivé et n'attend qu'une chose: pouvoir enfin s'élancer.

Malheureusement le premier obstacle est très étroit et très peu de personnes peuvent passer en même temps. On attendra encore 1h15 pour entamer le premier obstacle, après avoir vu les premiers coureurs partir. La motivation a clairement laissé la place à l'énervement, surtout qu'étant à l'arrière de la foule, on ne voit pas ce qui crée le bouchon.

A 15h15 l'effort peut enfin commencer, la motivation revient et on oublie très vite les problèmes du départ. Ne connaissant ni le parcours, ni les obstacles, on décide de partir prudemment et de ne pas griller toutes nos cartes dès la première boucle (la course comprend 2 boucles de 10km chacune).

Après 600m de course, le second obstacle nous fait remonter la piste d'atterrissage du saut à ski. On se retrouve tout de suite avec les pulsations à 100 à l'heure et le souffle court. L'un des membres de notre équipe a très mal vécu ce premier obstacle. On continue donc en marchant pour lui permettre de récupérer. Malheureusement après 2km de marche, il n'arrive toujours pas à retrouver son souffle... On s’est alors retrouvé devant une décision difficile: continuer sans lui, ou espérer qu'il récupère, sachant que l'on a un temps limité avant que le parcours soit fermé. On décide de rester avec lui jusqu'à l'obstacle suivant. Toutefois, son état n'allant toujours pas mieux, on est contraint de se séparer.

Il nous reste encore 7km avant de finir la première boucle dans laquelle on ira de surprise en surprise. La montée que l'on n'avait pas prévu ou le bac d'eau à 7 degrés qui est bien trop long à notre goût. Mais il y aura aussi de bonnes surprises, comme le jet d'un canon à neige pour nous rafraichir sous les 30 degrés de ce 7 juin, ou le faux plat descendant pendant les 4 derniers kilomètres de la boucle.

On arrive finalement à mi-parcours: plus qu'à faire la deuxième boucle pour avoir droit à la médaille. Connaissant le parcours et les obstacles il est plus facile cette fois d'évaluer son effort. Contrairement à notre  attitude plutôt prudente du premier tour, on décide d'accélérer le rythme. Cela nous permet de dépasser de nombreux concurrents, ce qui nous motivera à aller toujours plus vite.

Après 2h56 de course, de sueur, de boue et de jambes lourdes, on franchi enfin le dernier obstacle, les 3 ensemble. On a réussi ! On est officiellement des "finishers"!

Cette course a finalement été une grande réussite grâce à un très bon esprit d'équipe et une motivation sans précédent. Toutefois, je pense que ces deux éléments clés de réussite ne se retrouve pas seulement dans le cadre de cette course, le Strongman Run. Ces ingrédients clés peuvent être utilisés dans tous types de projets et surtout dans l’entreprenariat.

Je tiens à remercier Henri La, Simon Perret et Fabrice Dettwieler grâce à qui j'ai pu vivre cette incroyable expérience.

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