Bernard Radon

DIRECTEUR GÉNÉRAL DE COACHING SYSTEMS SARL

"Il y a chez Bernard Radon une quête perpétuelle pour comprendre les mécanismes de la stratégie et du management. Mais comment s’y prend-t-il pour coucher sur papier ce foisonnement d’expériences d'accompagnement de cadres et de cadres dirigeants? Je crois qu’il s’amuse à noter ses idées sur un petit calepin imaginaire. Il les transcrit ensuite sur des petits morceaux d’étoffe qu’il range soigneusement dans une boîte. Et quand le besoin de publier se fait pressant, il les sort, les trie, les arrange et enfin les coud soigneusement les uns avec les autres pour en faire un patchwork très ordonné dont l’image est non seulement cohérente, mais aussi d’une pertinence logique qui interpelle ses lecteurs. Il dit d’ailleurs en substance dans ses différents livres que l’on apprend à connaître son environnement par touches successives, comme si on reliait entre eux les morceaux d’un vaste puzzle. Au final, après avoir pris du temps, acquis et comparé toutes nos connaissances, c’est l’image d’ensemble qui se dégage: les organisations humaines dans toute leur complexité".

Le prix Elton Mayo de "la plus belle gaffe managériale" de l'année

En Suisse, nous avons le prix Champignac qui décerne une récompense à l'orateur ayant amusé, souvent à son insu, son auditoire. Il serait temps de créer sa version économique: le prix Elton Mayo de "la plus belle gaffe managériale" de l'année. Pour rappel, Elton Mayo a été l'un des précurseurs des premières théories de la motivation au travail à la suite des célèbres expériences de Hawthorne.

Ainsi, le prix Elton Mayo serait attribué à celui (et bientôt celle) qui, par une communication désastreuse, un discours ou comportement discriminant, aura creusé de façon significative un fossé d'incompréhension durable pour lui-même, sa corporation ou ses concitoyens. Bien entendu, Daniel Vasella est l'exemple le plus débattu, mais il n'est pas le seul. Tous les jours, ou presque, apportent leurs lots de bévues exemplaires.

Ainsi, que dire d'Orange Communication qui refuse d’endosser une once de responsabilité sur le licenciement de 29 collaborateurs, sommés de rester pour transférer leurs compétences à des employés venus de Roumanie : «Nous avons signé un contrat de prestation avec Ericsson qui prend ensuite ses propres décisions», déclare à la presse la porte-parole Thérèse Wenger. Parfois même toute une institution est touchée. Le Temps du 27 mars titrait: "Les critiques pleuvent sur la Finma", une institution qui semble avoir des difficultés à se défendre.

On fait des études de cas sur les "Gaffes Managériales de l'Année" (GMA), on débouche quelques bouteilles sur la plaine de Plainpalais et on proclame les résultats. Les agences de relations publiques et de communication auront rapidement une bibliothèque de gaffes à éviter. Parce que si l'on continue ainsi, le simple fait d'être un chef d'entreprise ou patron d'une institution conduira inévitablement à la discrimination sociale. 

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