Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

Le plan B du climat

Environnement  Ah que, ne ferait-on pour l’avenir des enfants? En vrai? Pas grand-chose. Les conversations sur le réchauffement climatique se terminent par des soupirs sur ce qu’ils risquent de vivre. Mais comme c’est pas sûr, pas nous et trop énorme, on ne fait rien ou presque. 

C’est normal et ça ne changera pas. Les énergies renouvelables ou la mobilité électrique restent anecdotiques. Depuis que le changement climatique est à l’agenda politique, la victoire des climatosceptiques est, en pratique, totale. En témoigne l’augmentation de 80% des émissions mondiales de C02 depuis 1995 et la première COP. De Kyoto à Paris, rien de concret. Sur Wikipédia, la colonne des pays ayant ratifié l’Accord de Paris compte 169 Etats, celle de l’entrée en vigueur est entièrement vide. 

On a naturellement le droit de douter du réchauffement climatique et du rôle de l’effet de serre augmenté par les émissions de gaz carbonique. Même quand l’observation le rend évident, Internet regorge d’arguments pour que chacun se conforte dans ses opinions préétablies. Cela ne mène nulle part. 

Les projections climatiques étant imparfaites, il est facile de les critiquer. Mais dans les deux sens alors. Le réchauffement pourrait aussi être beaucoup plus important et rapide qu’anticipé. Les incendies provoqués par la sécheresse de cet été puis le retard des semis suggèrent la possibilité d’un phénomène qui s’autoalimente. La question est de savoir si l’on est prêt à courir ce risque? Et si l’on a un plan B avec un plan politique qui va continuer d’échouer. De ce point de vue, la capture et la valorisation du CO2 (lire en page 54) devient une piste sérieuse.

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