Marmierpascal

DIRECTEUR DE SWISSNEX CHINA

Après avoir passé plus de 10 ans à Boston, Pascal Marmier a récemment rejoint un autre réseau swissnex, celui de Chine basé à Shanghai. Passionné de science et d'innovation, il travaille avec son équipe à promouvoir l’excellence de la Suisse dans ces domaines, renforcer les liens académiques en Chine et créer une communauté d’innovateurs et d’entrepreneurs. Gradué de l’Université de Lausanne, Pascal a aussi suivi une formation postgrade à Boston University et obtenu un MBA de MIT. En plus de chercher les meilleurs talents en science et technologie, il essaie aussi de trouver les meilleurs endroits pour courir dans une ville à forte densité de population.

Le droit commercial et les avocats suisses, un nouveau produit d'export

Au milieu de la high tech américaine, j’avais un peu oublié mon passé de juriste et le droit suisse des affaires. Les deals se font selon le droit américain qui offre une grande flexibilité pour toutes les transactions commerciales. Ici, en Chine, comme pour beaucoup d’autres domaines, le système juridique est en plein développement et s’inspire de ce qui existe ailleurs.

Le droit commercial est, en grande partie, basé sur le droit allemand, mais sous l’influence des affaires internationales, d’autres pays comme la Suède ont eu du succès dans l’application de certaines parties de leur code dans des contrats internationaux. 

Le droit suisse a aussi eu traditionnellement une influence dans le domaine commercial, et avec le volume grandissant des échanges commerciaux avec la Suisse, il y a donc aussi un potentiel pour promouvoir notre code des obligations. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait plusieurs professeurs de l’Université de Fribourg en organisant à Pékin (en partenariat avec l’Académie Chinoise des Sciences Sociales) un important workshop scientifique à l’occasion des 100 ans de la fondation de ce code.

L’attrait de la Chine comme place économique a aussi poussé plusieurs avocats à offrir des services juridiques. Il y a autant d’histoires différentes que de personnes, mais derrière chacune, on retrouve de forts caractères, des personnes qui ont investi un temps énorme pour apprendre le mandarin et le droit local. Une des clés de la réussite est de trouver un bon partenaire chinois. Menées par des partenaires à fort profil entrepreneurial et en tandem avec des homologues chinois, les études suivent le modèle des « JV » (joint ventures) que connaissent bien les sociétés qui offrent des produits.

Cette semaine, j’ai eu le plaisir de reprendre contact avec Nathan Kaiser, partenaire de Eiger Law, une étude spécialisée dans le droit commercial. Nathan est très optimiste sur les opportunités d’affaires en Chine pour les sociétés suisses. Il conseille aux entrepreneurs et aux startups de mettre en place de bons systèmes de contrôle et de gestion de la propriété intellectuelle. Pour lui, les risques de copie ne devraient pas empêcher les bons projets de planifier une entrée sur le marché Chinois. Regardez la courte vidéo pour en apprendre plus sur le sujet et faire la connaissance de Nathan.

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