Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Le dogmatisme coûte trop cher!

La crise est bien présente. Les ventes horlogères baissent et les licenciements suivent. C’est comme cela dans tous les secteurs. Et, naturellement, les PME tirent la langue, comme toute l’économie. La caisse de pension des fonctionnaires est au bord du gouffre et… il suffit de puiser dans les impôts. Encore ! Créer de nouveaux plans Marshall, tout le monde s’en fout ! Tout comme créer des emplois avec une nouvelle dynamique qui permettra de payer les retraites. C’est la pratique de l’autruche. Car, même si les situations sont difficiles, ou qu'il n'y a pas vraiment de solution, l'espoir nous fait tenir...

Et certains ressortent les grands slogans dogmatiques désuets.

Par exemple, en 2017, l’accord pour la proportion entre nouveaux logements sociaux et logements en PEE prend fin. Au lieu d’une discussion constructive, les milieux hostiles à la propriété immobilière lancent une campagne de signatures pour « Davantage de logements abordables ». Si l’intitulé semble prévoir des logements pour la classe moyenne, ce n’est pas le cas. Elle ne vise que les revenus les plus bas et va créer de nouveaux ghettos.

En construire encore n’est pas la solution si nous voulons laisser de la place pour tout le monde avec une intégration en douceur. Les coûts induits d’une telle solution sont énormes et occultés. Les charges sont importantes, car les dépréciations sont élevées. Dans certains quartiers qui répondent déjà à ce que l’initiative demande, les appartements sont peu entretenus par les locataires et pour ces raisons, les réfections des immeubles se font plus souvent. Les concierges changent sans arrêt, lassés du manque de respect et de la violence récurrente à leur encontre. Cette vision dogmatique a un coût élevé pour la société !

Dans les années septante, l’intégration des nouveaux arrivants se faisait dans des structures immobilières existantes. Pourquoi avons-nous renoncé ?

Nous pourrions réunir tous les acteurs de l’immobilier et du social autour de la table. Au lieu de cela, les dogmes sont érigés et présentés comme des solutions. Foutaises, les gesticulations rapportent plus !

Dans les zones de développement, il est possible de construire de la PPE à bas prix. Pourquoi ne pas proposer que l’Etat se porte acquéreur d’un certain nombre de logements pour qu’il les loue à ceux qui en ont besoin. Ils pourraient être vendus, par exemple, que lorsque la pénurie de logements sociaux sera déclarée comme passé par tous. L’intégration se ferait alors par l’exemple et l’absence de ghettos. Au lieu de lancer une initiative, il suffirait de changer la pratique administrative.

Mais cela n’est pas porteur et il est plus facile de prendre des positions dogmatiques, porteuses, et dont les coûts seront assumés par la collectivité bernée.

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