Nivez C Photoa

JOURNALISTE

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

Le «déchet-Roi» ou l’économie circulaire

Il y a quelques jours –le 16 octobre-, la journée mondiale de l’alimentation était placée en France sous le signe de la lutte contre le gaspillage alimentaire. A Paris, un banquet géant a réuni 1500 personnes qui ont dégusté les restes invendus du marché de Rungis, concoctés par de grands chefs cuisiniers.

Cet événement reflète une tendance profonde : les déchets sont passés du caniveau et des poubelles à un objet de premier choix au centre de notre attention (et bientôt de notre économie). Les déchets sont réhabilités en alimentation comme en librairie. Le succès –mérité- du livre « Le Charme discret de l’intestin » en est un autre exemple : en se penchant sur notre tube digestif et sur les différents fèces et maladies qu’il engendre, la jeune auteure allemande Giulia Enders a éclairé notre 2ème cerveau (l’intestin) de façon brillante et inédite. Ce qui était sale avant, est désormais une source d’intérêt et de vitalité inexplorée.

Cette tendance du déchet-roi a un autre nom : l’économie « circulaire » ou « régénératrice ». Une économie en circuit fermé où presque tout est recyclé. A Genève, Julie Conti et Fanny Bernard sont des actrices de cette nouvelle économie. Toutes deux ont crée une micro-ferme urbaine en plein centre de Genève. Baptisée « Exodes Urbains » la ferme se loge dans un container à 2 étages : les plantes du 1er étage (tomates cerises, plantes aromatiques…) sont nourries par les déjections d’une centaine de poissons qui nagent dans des bacs au rez de chaussée (aquaponie). Ce petit monde fermé fonctionne sans intrants chimiques et consomme 80% d’eau en moins que l’agriculture classique en pleine terre.

Cette économie circulaire se veut économique, écologique et entend faire plus avec moins de matières premières en utilisant les déchets comme nouvelle énergie. Cette idée ne date pas d’hier, l’écrivain Frank Herbert n’avait-t-il pas déjà en 1965 imaginé un costume de survie extraordinaire dans son livre DUNE ? On y lisait les aventures des Fremen nourris et hydratés grâce à leur propre urine recueillie et filtrée dans des costumes somptueux. Et oui, nos déchets sont notre avenir...

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