Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Le crowdfunding cartonne aux USA et en Europe

Pendant une semaine, dix étudiants romands sont partis à la découverte de la Silicon Valley. Sélectionnés par la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), ces startupers en herbe multiplient les rencontres, visites, ateliers, conférences, discussions et pitchs avec des entrepreneurs de la «Valley».

Dans quelques semaines ou quelques mois, les membres de ce groupe lanceront leurs premières startups. Certains auront pu bénéficier du soutien précoce de banques, d'autres auront convaincu des professionnels du capital-risque. Mais certains pourraient choisir une autre option pour réunir les fonds nécessaires: le crowdfunding.

Dans ce secteur coexistent des acteurs nationaux spécialisés dans un domaine (les sportifs suisses peuvent faire appel à ibelieveinyou.ch) et quelques grandes plateformes internationales. Parmi celles-ci, Kickstarter, Wemakeit, KissKissBankBank ou encore Indiegogo. Leurs plateformes sont devenues plus importantes pour de nombreux créateurs d'entreprises que les succursales de grandes banques.

Nouer une relation avec financeurs et early adopters

Car le crowdfunding présente de nombreux avantages pour un startuper. En plus de la collecte de fonds en elle-même, mener une campagne de crowdfunding offre notamment l'opportunité de prouver que son produit intéresse beaucoup de monde et peut-être vaincre ainsi les réticences éventuelles d'autres financeurs en leur montrant que le marché existe voire qu'il est emballé par l'idée.

En présentant son projet, le startuper renonce donc à un certain effet d'annonce qui pourrait préserver la confidentialité de son business jusqu'au jour du lancement pour faire le buzz ensuite. Mais il peut nouer avec ses financeurs et ses «early adopters» un échange fructueux pour les deux parties afin d'améliorer le produit tout en augmentant son potentiel.

Mais le succès de ce mode de financement diffère selon les pays. Au Japon et dans la plupart des pays de la zone Asie-Pacifique, le crowdfunding reste moins important. Dans les cultures de ces pays, on a davantage tendance à financer un projet basé sur un produit déjà fini que sur un développement. Derrière les Etats-Unis, l'Europe, avec notamment l'Allemagne mais aussi la Suisse, sont plus réceptives à ce type de financement et les contributeurs de ces pays constituent les plus importants financeurs des projets.

Paul-Edgar Levy met la touche finale à son projet qui sera lancé à l'automne. Lui n'a pas eu recours au financement participatif pour sa startup. Mais son intérêt n'en est pas moins grand pour ce système et il livre sa vision personnelle sur le phénomène.

A lire aussi: Stanford, pépinière de la Silicon Valley

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