Le crash du fracking

Pétrole En six mois, le marché pétrolier est passé de la certitude que l’or noir serait cher pour toujours à celle que les pétroles chers à exploiter, comme ceux extraits du schiste aux Etats-Unis ou du sable au Canada, ne sont plus rentables. Le crash est inévitable.

La question reste à quand?

Le pétrole de schiste s’exploite au Texas ou dans le Dakota, mais c’est Wall Street qui en a financé le boom et en prolonge le refinancement tant l’argent reste bon marché. L’Agence internationale de l’énergie estime que depuis 2008, l’industrie pétrolière mondiale a emprunté 100 milliards de dollars par an, portant sa dette totale à 1600 milliards. Ces emprunts se sont faits sur la base de revenus alimentés par un pétrole durablement à 100 dollars. A 50 dollars, ils ont diminué de moitié. Ce n’est pas tenable.

Toutefois, Wall Street, qui a accumulé ces montagnes de dettes entre 2011 à 2014 sur la base d’un pétrole à 100 dollars et plus, continue de recycler ces emprunts auprès des gogos qui imaginent que le prix du pétrole va rebondir. Avec de plus en plus de difficultés cependant.

L’accord trouvé à Lausanne entre les Occidentaux et l’Iran le 2 avril laisse envisager 600 000 dollars de barils/jour de plus sur le marché mondial trois mois après la fin d’un embargo au 30 juin. Mais ce n’est pas sûr. Ce qui l’est, par contre, c’est que la production de l’Arabie saoudite a atteint en mars son plus haut niveau depuis douze ans et qu’elle va rester là. En clair, pas de remontée des prix.

Pas du moins avant le krach du fracking aux Etats-Unis. On n’en est plus très loin avec des fermetures de gisements qui s’accélèrent et des stocks de brut 75% plus élevés que les années passées.

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