Emilyturrettini

CHRONIQUE INTERNET

De nationalité américaine et suisse, Emily Turrettini publie une revue de presse sur l'actualité Internet depuis 1996 et se passionne pour les nouvelles tendances.

Le binge-watching contribue au réchauffement climatique

Malgré vos efforts pour avoir les bons gestes écologiques en triant vos déchets ménagers et en mettant des doubles fenêtres à votre maison, si vous êtes fan du binge-watching, la pratique qui consiste à regarder à la suite des épisodes d’une même série, sachez que vous contribuez au réchauffement climatique.

C’est du moins un des points souligné dans le rapport 2015 de Greenpeace, «Clicking Clean : A Guide to Building the Green Internet », qui évalue chaque année l’impact et les pratiques environnementales des géants du Web en matière d’énergies renouvelables. 

Alors que nous sommes habitués à penser à notre impact sur l'environnement d’après notre diligence à trier nos ordures, rouler moins et en gérant l’électricité dans nos maisons, le rapport met en évidence les effets de notre utilisation personnelle de l’Internet sur l’environnement.

Les émissions provenant des salles informatiques ou datacenters ne représentent aujourd’hui qu’un petit pourcentage de la totalité des émissions de gaz à effet de serre globale, mais elles sont en croissance de 13% par an. 

D’après les projections de Greenpeace, d’ici deux ans, les technologies de l’information et la fabrication des serveurs et autres matériels liés à leur fonctionnement, représenteront entre 7 et 12% de la consommation mondiale d’électricité. 

Et les datacenters devraient représenter environ 21% de cette utilisation, principalement en raison de l'explosion de la demande pour la vidéo en streaming.

Netflix ou encore Youtube représentent 60% du trafic internet et cette part ne va faire qu’augmenter dans les années à venir pour atteindre 76% en 2018, rapporte Le Journal du Geek

Selon Gary Cook, analyste des technologies de l'information chez Greenpeace, «même si le streaming peut compenser certaines émissions, comme la fabrication et la livraison de DVD ou des disques Blu-Ray, la commodité de ce mode diffusion fait que nous en consommons de plus en plus, ce qui finit par créer une plus grande empreinte carbone globale.»

On peut se sentir coupable et changer ses habitudes, ou plus facile, faire confiance aux géants du Web pour améliorer leur impact carbone. 

D’après le rapport Greenpeace, ils sont en bonne voie. Dix-neuf entreprises technologiques ont été notées sur le type d’énergie utilisé dans leurs activités et évalués sur leur niveau de transparence et leur engagement à fonctionner de manière écologique.  

Google (qui possède YouTube, dont 24 milliards de vidéos sont visionnées chaque jour sur sa plateforme) et Facebook (dont 4 milliards de vidéos sont visionnées chaque jour) obtiennent de bons scores, même s’ils fonctionnent avec moins de 50 % d’énergie propre.  

Le meilleur élève selon Greenpeace est Apple. La marque de la pomme est la seule entreprise à obtenir un score parfait dans le classement, obtenant 100 % dans l'énergie propre, et la note optimale dans les 4 autres catégories: “Energy Transparency”, " Renewable Energy Commitment & Siting Policy”, “Energy Efficiency & Mitigation” et “Renewable Ennergy Deployment & Advocacy”.

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