Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

Le bâton fiscal d’Obama

Réforme La proposition d’Obama d’une forme d’amnistie fiscale sur les quelque 2000 milliards de dollars de profits parqués indéfiniment par les entreprises américaines à l’étranger pourrait avoir un fort impact sur l’attractivité fiscale d’une Suisse elle-même en pleine réforme de sa fiscalité des entreprises. Certes, la carotte américaine, une taxe de 14% sur les bénéfices passés, reste moins attractive que les 13% discutés de Lausanne à Genève. Toutefois, à ce point, ce taux n’est encore qu’une base de négociation. 

Le Congrès, dominé par les Républicains, ne l’a pas rejeté et veut l’abaisser. Le sénateur républicain Rand Paul et sa consœur démocrate Barbara Boxer demandent un taux de 6,5%.

On verra ce qu’il adviendra de ces négociations, mais là n’est pas le plus important pour la compétitivité fiscale de la Suisse. L’administration Obama propose surtout que le taux qui s’appliquera, une fois l’amnistie passée, aux bénéfices réalisés à l’étranger par les entreprises américaines soit de 19%. En échange de quoi – c’est le bâton – ces bénéfices ne pourraient plus être indéfiniment parqués à l’étranger mais rapatriés chaque année.

Ceux réalisés en Suisse et taxés à 13% seraient ainsi imposés par les Etats-Unis 6% de plus pour arriver aux 19%. L’adoption de cette réforme va demander du temps et des arbitrages. Mais vu la manne considérable pour l’économie américaine, elle ajoute une incertitude durable pour les quartiers généraux helvétiques des multinationales américaines. La Suisse doit y répondre en mettant vite fin
à ses atermoiements sur sa propre réforme.

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