Antoine Verdon

ENTREPRENEUR ET INVESTISSEUR, ZURICH

Antoine Verdon crée sa première société, Sandbox SA, après des études de droit à Fribourg et à Saint-Gall, puis dirige un fonds d'investissement basé à Zurich, actif dans les fintechs. Il conseille actuellement plusieurs banques en matière de digitalisation et lance un nouveau projet à l'intersection de la technologie et du secteur juridique. En 2010, il est nommé par le magazine L'Hebdo parmi les « 100 personnalités qui font la Suisse romande ».

La voiture sans permis - bientôt en Suisse?

Il y a quelques mois, je mentionnais le fait que la première Google Car entièrement automatique avait été homologuée dans plusieurs états américains et avait pour premier utilisateur un aveugle. Google vient de passer la barre des 500'000 kilomètres sans accident et les premiers véhicules destinés au public devraient être commercialisés en 2017.

Le monde de l’automobile dans son ensemble prépare une révolution. Toutes les marques travaillent sur des technologies de conduite partiellement, voire totalement assistée. Plus tôt cette année, BMW a publié son calendrier et prédit que des voitures entièrement automatisées – ne nécessitant plus la présence d’un conducteur humain à même de prendre le volant en cas de besoin – seront mises sur le marché à partir de 2025. Mercedes et Audi sont également dans la course.

2025 est une estimation qui pourrait même sembler trop conservatrice au regard de la compétition qui s’organise. Mobileye, une start-up hollandaise, vient ainsi de lever 400 millions de dollars afin de développer un système d’assistance à la conduite. Nissan, quant à elle, vient d’annoncer que ses premières voitures entièrement autonomes seront disponibles en 2020. Nissan redéfinit ainsi sa mission en deux grands piliers: zéro émissions, zéro morts.

Le premier de ces deux objectifs a été atteint en 2010 avec la présentation de la Nissan LEAF et le second – zéro morts – est simplement une nécessité car la conduite automatisée devra offrir un degré de sécurité bien supérieur à la conduite humaine afin que ces nouveaux véhicules puissent être homologués. Cet objectif semble toutefois plausible, car une machine a un temps de réaction bien inférieur à une personne, ne boit pas, ne s’endort pas au volant et ne décide pas sur un coup de tête de prendre l’autoroute à contre-sens.

On s’attend aussi au fait que ces voitures se répandront très rapidement dans le parc automobile après leur mise en vente: vouloir tenir le volant se traduira en effet par des primes d’assurance plus élevées, reflétant le niveau de risque supérieur généré par cette activité, qui deviendra progressivement l’apanage d’un petit groupe de passionnés.

Quant à moi qui n’ai toujours pas passé mon permis, je crois que je vais encore attendre quelques années afin de pouvoir me laisser conduire sans passer par les cases Sensibilisation et Examen pratique.

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