Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

La révolution informatique est en marche, sauf dans l'immobilier!

Si l’économie reste identique depuis son origine, c’est le moyen de faire du profit qui change.

Des produits nouveaux apparaissent. Que ce soit Uber, Airbnb, Facebook, les Google Glass ou encore Pokemon Go, ils possèdent tous une contrainte de base essentielle. Sans données électroniques, pas d’entreprise.

En immobilier, par contre, on parle beaucoup de domotique, mais cela s’arrête là. L’autre changement imperceptible, mais fort, s’articule autour du système d’abonnement. Chaque mois, une somme est prise en échange d’un service (logiciel). Ce système, l’immobilier le connaît déjà depuis l’origine: c’est le loyer.

En revanche, ce marché a atteint des rendements planchers avec peu d’espérances de croissance à terme, voire une diminution des prix. L’Agefi l’a décrit en long et en large dans ses articles du 17 août écoulé. SI l’immeuble a un rendement minimum, comment trouver d’autres sources de revenus dans ce domaine ?

En synthétisant les observations décrites ci-dessus, de nouveaux horizons s’ouvrent dans l’immobilier. Mais des expériences anciennes existent et montrent le chemin à ne pas emprunter. Les hôteliers ont cédé à des tiers l’exploitation de leur réseau wifi. Ce mariage forcé est trop souvent raté et frustre les clients, car la connexion est chère et lente.  Il est donc préférable de se tourner vers une solution interne, qui ne dépend pas des formats informatiques changeant ou de matériel souvent rendus trop vite obsolètes.

Dans les immeubles à construire, une telle implémentation est facile. Pour exemple, la caméra de surveillance du hall d’entrée reconnaît mon visage et l’ascenseur, sauf contre-ordre, me véhicule directement à mon étage. J’ai profité du trajet pour demander un bain à 30° qui m’attend en arrivant. En partant le matin, je me connecte au système de l’immeuble et annonce le dépôt d’un sac de linge sale dans le local prévu à cet effet. La blanchisserie connectée vient le chercher et le repose dans l’entrée de mon appartement. Sa clé lui permet d’accéder jusque-là, mais pas plus loin. Je pars en vacances, le taxi m’attend, et le chauffage de mon appartement est réduit automatiquement, se remettant en marche 24h00 avant mon retour.

C’est plus compliqué dans le parc locatif existant, mais pas impossible. La palette des abonnements et services est vaste et encore largement inexplorée.

En cas de correction des prix, il est certain que les immeubles proposant des services à l’image du concierge new-yorkais conserveront un attrait. C’est un arbitrage naturel.

Le marché efficient des bureaux le connaît déjà. Ceux qui sont techniquement obsolètes ou difficile à aménager sont boudés par les clients. Leur loyer continue à baisser.

Parallèlement, c’est en proposant de nouvelles solutions que nous créerons des emplois.

Ce qui permet aussi de financer les mesures sociales que nous souhaitons tous, sans toujours parler d'augmentation d’impôt.

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