Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

La guerre de Trump n’aura pas lieu

Commerce Les Etats-Unis ont longtemps espéré que l’OMC encadrerait l’expansionnisme commercial chinois dans un lacis de règles. Las. Il y a eu 40 conflits à l’OMC entre les Etats-Unis et la Chine depuis 2001. Dans certains cas, comme celui des terres rares que la Chine ne voulait plus exporter, la victoire des Etats-Unis a été nette. Mais ce n’est pas la règle qu’espérait Washington.

L’OMC a mis, par exemple, quatre ans à rendre son verdict dans le cas du tarif de 15% appliqué par la Chine sur les importations de composants autos entre 2005 et 2009. Pékin a perdu et annulé cette mesure. Mais entre-temps, tous les fabricants de pièces détachées avaient délocalisé leur production. D’exportateurs, les Etats-Unis sont devenus importateurs. Dans le cas des pneus, les fabricants chinois, accusés de toucher des subventions publiques, l’ont emporté parce que l’OMC est incapable de démonter l’écheveau de sociétés écrans par lesquelles circulent ces subventions.

Les Etats-Unis de Trump ont ainsi perdu confiance dans l’OMC. Les tarifs sur l’acier et l’aluminium et les mesures contre la Chine en sont la manifestation. Mais cela ne signifie pas le domino craint des représailles mutuelles. La logistique industrielle internationale est trop imbriquée pour le permettre. Les mesures de Trump sont plutôt un levier dans les négociations à venir qu’une guerre commerciale. Des négociations qui se feront hors d’une OMC menacée de devenir une coquille vide. 

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