Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

La déflation, quelle aubaine!

En période de déflation surtout, il est important de chasser les coûts cachés ! Et le nombre d’heures passés en commutant en est un. A Wall Street, les industries de la finance placent leur super-ordinateurs le plus près possible de la Bourse. Le temps de transfert des données entre les ordinateurs est alors réduit au minimum. A contrario, en Suisse, le temps de transfert des employés entre le domicile et le travail augmente et se dégrade. D’un autre côté, les entreprises rationnalisent et les loyers des bureaux baissent (enfin) à Genève. Le Journal Le Temps y consacrait sa page 7 le 14 juillet. Une banque de gestion de fortune, pilier de l’histoire du centre de Genève, prend même un pari audacieux. Elle délocalise hors du centre toutes ses activités.

A l’heure de la dématérialisation du travail et de la fibre optique, il est opportun de se poser la question sir des développements pharaoniques dans le secteur du PAV (Praille – Acacias – Vernet) de l’Etang et de la vitrine économique (en face de l’autoroute et de l’aéroport) ont encore une logique économique qui les soutient ?! D’ailleurs, dans l’hyper centre, une grande enseigne britannique voit grand et a remplacé la banque Coutts par des espaces de « coworking » en plus des 6 autres bâtiments déjà dédiés à Genève. Dans une grande entreprise qui a quitté Genève récemment pour s’installer sur le canton voisin, les collaborateurs n’ont pas de places dédiées.

Les autoroutes ne sont peut-être pas plus physiques au sens où nous les imaginons. Fini les adresses prestigieuses et bienvenue à l’hyper-connectivité et sécurisée. A part les heures nécessaires de réunions et un besoin d’échanger en personne, il est possible d’appeler depuis partout, comme si on se trouve au bureau. Débranché, le bureau est fermé, et il est possible de rejoindre la terrasse qui se trouve à 500 mètres d’où était effectué le travail. L’informatique a rendu ceci possible en quelques années, mais les supports sont encore balbutiants avec des accès sécurisés encore lent et une connectivité qui n’est pas possible partout.

Les prochaines autoroutes sont celles-ci, virtuelles, dématérialisées. Nous vivons une révolution à l’image de l’industrielle du XIXème. Cela impliquera comme la dernière, à revoir nos villes et nos relations avec.

La déflation a ceci de bon. Elle nous impose de ne pas nous reposer sur nos acquis, comme c’est le cas en période de croissance.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."