<p>Co-fondatrice de Elitia Communication</p>

Avec plus de 10 ans d’expérience dans la communication et les relations publiques, Mélina co-fonde en 2012 l’agence de communication Elitia, abritant sous un même toit, des services de communication, de relations publiques tendance 2.0 conjugués à un atelier créatif de web et de design. En 2015, Elitia devient la structure représentant en Romandie l’agence YJOO Communications AG, qui figure dans le top 3 des plus importantes agences RP de Suisse.

En parallèle à son agence, Mélina s’occupe de développer Socialize Network en organisant chaque année en Suisse romande, Le Rendez-vous romand du networking et du digital. Au début de cette année, elle devient la co-directrice de publication de Socialize Magazine, le dernier-né dans ses projets. Ce webzine hybride et dans l’ère du temps, aborde des thématiques business, culture et divertissement.

Elle se produit régulièrement en tant que speaker pour parler de sa passion et de son métier et enseigne les RP 2.0 à l’Institut Suisse de Relations Publiques.

Entrepreneur dans l’âme et passionnée par l’univers du web, elle propose une chronique basée sur l’«Entrepreneur Branding». 

La com’ de l’entrepreneur, la pointe de l’iceberg

Comme le mentionnait le premier article de cette chronique, l’entrepreneur représente le meilleur ambassadeur de son entreprise. Il véhicule mieux que personne les valeurs des projets qu’il défend à travers une énergie dont lui seul détient le secret.

Pilier d’une communication d’un nouveau genre, l’entrepreneur qui mise sur sa personne pour communiquer en vue de faire connaître son entreprise met toutes les chances de son côté pour être connu, et surtout reconnu. Une pression qui repose non seulement sur ses épaules, mais sur sa propre tête. En parallèle à ses multiples apparitions au sein d’évènements de réseautage, il développe sur le web une visibilité qu’il a construite seul, brique après brique.

Le résultat rejoint la théorie de l’iceberg : on ne voit que ce qu’il veut bien montrer, ou plutôt, ce qui nous arrange de voir…

Pas de place pour l’échec

Au-delà de ce qu’on ne voit pas, ce gros bloc de glace dissimulé contient aussi tout ce dont on n’imagine pas. Oui, l’entrepreneur a une vie cool, il est libre dans ses choix, il est sociable, il est heureux, il est dynamique, il est moderne, il est un modèle, parfois critiqué, envié ou admiré, il est courageux, il a osé. Bref, il a « réussi ».

S’il se dévoile sur ses réseaux sociaux et que bien souvent la limite entre sa vie privée et sa vie professionnelle est minuscule, c’est bien parce qu’il s’est créé son propre univers en ligne, qui lui permet de faire passer des messages à qui veut bien les comprendre.

Mais saviez-vous seulement que derrière toutes ces réussites, tous ces déplacements et tous ces beaux sourires, aussi sincères soient-ils, se cachent une multitude d’échecs, des doutes, des peurs, de l’acharnement, des sacrifices, des déceptions ? Il en a fallu des banquises à traverser, et s’il arrive qu’il tombe, l’eau s’avère plus froide que prévu, plongeant cette défaite dans un profond silence - parce que bien sûr, quand on échoue, on ne le montre pas.

Qu’en dira-t-on…

Créer son entreprise est une aventure inqualifiable, mais également une pression qu’il faut savoir gérer au quotidien. Echouer n’entre pas dans les plans de l’entrepreneur. S’il se lance, c’est pour réussir à concrétiser son idée. Il va communiquer en son nom, avec tous les risques que cela comporte, pour multiplier les chances de rendre son entreprise visible. Par fierté et parce que cela n’intéresse personne bien évidemment, il ne vous montrera jamais :

-     Qu’il travaille sur ses offres jusqu’à deux heures du matin, en pull à capuche et en grosses chaussettes. On va penser qu’il ne sait pas s’organiser.

-     Qu’il répond à ses emails urgents depuis son smartphone en pleine visite du zoo le mercredi après-midi. On va penser que c’est un parent indigne. 

-     Qu’il est plein de doutes sur l’avenir et sa capacité à rendre son activité pérenne. On va penser qu’il ne croit pas suffisamment en ce qu’il a créé.

-     Qu’il a fait des sacrifices sur ses vacances annuelles et sur son temps libre, car ses clients ont besoin de lui. On va encore penser qu’il ne sait pas déléguer.

-     Qu’il a parfois pris les mauvaises décisions, mais il a appris de chaque faux pas. On va penser qu’il n’est finalement pas si réfléchi que cela.

 

N’y voyez pas l’intention de positionner l’entrepreneur en Calimero, bien au contraire. Le but est ailleurs : valoriser les quelques dessous de l’entrepreneuriat tout en montrant que derrière une communication personnelle aussi parfaite qu’elle soit, se cachent beaucoup de sentiments et d’évènements invisibles.  

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