Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

La chute de l’euro touche à sa fin?

La BCE n’a pas annoncé de changement de sa politique monétaire la semaine dernière. Draghi n’a pas non plus donné d’indication sur de possibles actions futures comme il avait l’habitude de le faire et a catégoriquement refusé de commenter toute évolution du programme d’assouplissement quantitatif (achat d’action, d’obligation bancaire ou encore monnaie hélicoptère). Malgré le risque du Brexit, le chef de la Banque centrale européenne n’a que très légèrement abaissé les prévisions de croissance et d’inflation pour les années 2017 et 2018. Dans l’ensemble, Draghi a dressé un tableau positif de la politique monétaire de la BCE.

Les taux ont probablement atteint un point bas.

L’inaction de la BCE a entraîné la hausse des rendements obligataires européens (la chute du prix des obligations), changeant le différentiel des taux de rendements en faveur de l’euro. Bien que les prévisions de la BCE pourraient s’avérer optimistes compte tenu de l’impact du Brexit encore inconnu et que des mesures d’assouplissement restent à prévoir, la monnaie unique pourrait bien avoir atteint un point bas.

L’euro a stoppé sa chute depuis les plus bas atteints en mars 2015, et ce malgré l’extension et l’augmentation de son QE, ou encore l’introduction des taux négatifs. Depuis, l’EUR/USD vacille entre 1.08 et 1.15, avec un biais légèrement haussier.

Les taux négatifs réduisent la profitabilité des banques. Alors que celles-ci voient leur bilan déjà fragilisé par des besoins en capitaux, elles sont réticentes à faire des prêts. Les banques ont surtout ralenti leur activité de prêt à l’étranger où la prime de risque n’est plus justifiée, ce qui renforce la monnaie commune. Tant que les banques seront sous pression, les injections de liquidités auront du mal à atteindre l’économie réelle. La BCE n’a donc pas intérêt à couper les taux davantage. Pourtant, le marché évalue à 70% les chances de baisse de taux en Europe d’ici un an, ce qui semble bien trop pessimiste.

Le Japon a vécu une situation similaire en introduisant les taux négatifs et voyant le Yen s’apprécier au plus haut niveau depuis 2013 six mois plus tard. Depuis, la Banque du Japon a quelque peu rectifié le tir et une réduction de taux semble aujourd’hui improbable, causant par ailleurs un rebond de 30% des banques japonaises.

Pour la Suisse, cela veut dire que nous avons probablement atteint un point bas pour les taux d’intérêts. La BNS restera en revanche active en cas de mouvement volatil sur le franc, comme ce fut le cas lors du Brexit. L’EURCHF devrait se maintenir autour de 1.10 avec une propension haussière.

 

 

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