Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

La BCE suit le chemin de la Banque du Japon – quel impact sur l’Euro?

La Banque centrale européenne (BCE), comme la Banque du Japon avant elle, a pris conscience qu’elle avait besoin d’un secteur bancaire sain pour que sa politique monétaire ait un impact économique.

Les taux négatifs ont eu pour effet d’aplanir la courbe des taux et de paralyser le system bancaire. Les injections de liquidités des banques centrales ont été vaines, alors que les banques commerciales, au bilan déjà fragile, refusaient de prêter à des taux longs peu attractifs. En septembre dernier, la Banque du Japon a décidé d’agir directement sur la courbe des taux afin de pousser ses banques à reprendre leurs activités de prêts. Cela a eu l’effet d’augmenter la circulation du Yen dans le monde, qui s’est déprécié de près de 14% depuis.

Hier, la BCE a prolongé son programme d’achat d’actifs, tout en restant flexible sur le montant. Elle a également réglé le problème de pénurie d’actifs en élargissant l’éventail d’obligations à acheter, ce qui devrait aider à redresser la courbe des taux en Europe.

La BCE va injecter 720 milliards d’euros dans l’économie sur les 12 prochains mois, et si l’activité bancaire se reprend, cela augmentera drastiquement la vitesse de circulation de l’euro qui pourrait devenir la monnaie de financement de référence à l’étranger. La monnaie commune devrait donc poursuivre sa chute en 2017, et aussi curieux que cela puisse sembler, mieux les banques européennes se portent, plus cela fera chuter l’euro.

Les actions bancaires européennes sont en hausse de près de 8% cette semaine, et de 50% depuis le bas du mois de juillet. Il sera utile d’observer leurs évolutions pour déterminer la direction de l’euro.

Pour la Banque nationale suisse (BNS), la tâche restera compliquée, car elle devra sans doute rester active dans le marché des changes afin d’éviter une appréciation trop importante du franc face à l’euro. Il semble que la BNS n’a plus de niveau minimum clair et défini, et n’intervient désormais que pour prévenir une forte volatilité sur le franc, principalement autour d’événements à risque. Ces derniers seront nombreux l’année prochaine, avec notamment les élections française et allemande.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."