Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

L’appétit du risque est-il de retour?

Après quatre mois d’attente avec des marchés volatils, la crise grecque atteignant son point culminant couplée d’un « fast crash » de plus de 30% en Chine, les investisseurs semblent fin prêts à tourner une nouvelle page pour se positionner à nouveau sur les actifs à risque.

Les investisseurs en quête de rendement

L’incertitude liée à la crise grecque a pesé lourd sur les marchés boursiers européens faisant chuter le SMI de 10% et le DAX de 15% depuis le sommet d’avril.

Même si l’histoire n’est pas complètement terminée, avec potentiellement un changement de gouvernement à la clé, les investisseurs, désespérément en quête de rendement, accueillent le tant attendu accord avec la Grèce à bras ouverts. En effet, les indices européens sont sortis de leur canal baissier et un retour au plus haut d’avril semble imminent.  

Le marché va maintenant se focaliser sur les fondamentaux avec la période des résultats trimestriels des entreprises européennes qui commence à la fin du mois. Avec une croissance de la zone euro de près de 2%, nous nous attendons à ce que les bénéfices des sociétés surprennent à la hausse, prolongeant le mouvement haussier à de nouveaux sommets annuels. Les actions allemandes du DAX sont particulièrement attractives avec un P/E estimé de 15x en moyenne, comparés à 18x pour le SMI ou le SP500.

Le crash de la bourse de Shanghai -  un effet global limité

Beaucoup d’encre a coulé par rapport au crash de la bourse de Shanghai, même si ce n’est pas entièrement justifié. Le marché chinois a pris plus de 150% dans les 12 mois précédant le « fast-crash », propulsé par des achats massifs sur marge.

Lorsque les appels de marges se succèdent, l’effet est dévastateur. Naturellement ce genre de volatilité n’est pas bon pour la confiance des investisseurs. Cela dit, ce sont les actions de catégorie A de sociétés chinoises qui ont été de loin les plus touchées, et très peu d’investisseurs étrangers y sont investis. De plus seuls 10% de la population chinoise, principalement de classe moyenne/supérieur ou des individus fortunés (HNW), ont des actions, d’où un effet limité sur la consommation.

Le P/E moyen des actions A-share est de 17.8x. Le MSCI China Index (incluant les H-shares) cote à 10x et paye un dividende moyen de 3%. Cela est plus que raisonnable comparé aux multiples qu’on a pu observer lors de bulles des marchés actions.

Relâchement pour la BNS

L’avantage pour la Suisse est que l’appétit du risque devrait déprécier le franc et donner de l’air à la BNS. En outre, la banque centrale d’Angleterre, la Fed et la banque du Japon, ont toutes récemment exprimées un resserrement de leur politique monétaire dans un future proche, ce qui contraste avec la politique de taux bas appliqué par la BNS. Un affaiblissement du franc est donc à prévoir face au Dollar US, à la livre et au Yen. En revanche, l’euro n’a bénéficié que d’une très courte période d’optimisme et devrait rester sous pression. L’EURCHF continuera à graviter autour de 1.05.

 

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