Jean Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

2e pilier: une grave atteinte à la liberté

Au cours de ces derniers mois, les débats autour de la prévoyance vieillesse 2020 ont figuré au cœur de l’agenda politique et médiatique. Or, une autre réforme est passée complètement inaperçue alors qu’elle vise à modifier le fondement même du 2e pilier. Le Conseil fédéral veut contraindre les assurés à percevoir la partie obligatoire de leur avoir uniquement par le biais d’une rente. Autrement dit, ces derniers ne pourront plus retirer ni partiellement ni entièrement leurs fonds sous forme de capital comme la législation le prévoit aujourd’hui. 

Cette proposition, qui sera soumise au plénum du Parlement lors de la session d’été au plus tôt, constitue une attaque contre la liberté individuelle. Les avoirs de la prévoyance appartiennent aux assurés et à eux seuls. Ce n’est pas à l’Etat de dicter leur choix entre rente et capital. Cette atteinte à la responsabilité personnelle est disproportionnée. C’est pour cette raison que l’Association suisse des institutions de prévoyance (elle en représente plus de 1000 ainsi que 2,5 millions d’assurés), le Parti libéral-radical et l’Union démocratique du centre sont opposés à ce projet. 

Celui-ci est d’autant plus choquant qu’il repose sur une étude lacunaire et contestable selon laquelle une partie des rentiers toucherait des prestations complémentaires en raison de leur mauvaise gestion de leur fortune issue du 2e pilier. Ce n’est pas parce que certains abuseraient du système qu’il faut punir tous les assurés!

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