Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Je travaille, donc je suis

Le travail s’impose comme une composante fondamentale de l’identité de chacun. Je travaille, donc je suis. La réussite professionnelle s’avère fondamentale pour l’image que l’on a de soi, donc pour son épanouissement personnel. Or, nous vivons depuis des années une conjoncture tendue, qui s’est encore détériorée depuis le renforcement du franc en début d’année.

Les statistiques l’attestent: surmenage, conflits, burn-out sont en constante augmentation. Selon les résultats de l’enquête 2013 de l’Office fédéral de la statistique (OFS), 11% de la population active souffre d’un problème de santé lié au travail. L’indice Job Stress de la Fondation Promotion Santé établit qu’un quart des personnes actives sont épuisées par leur labeur.

Et quand ça va mal au bureau, impossible de faire l’impasse dans sa vie privée. Deux aspects interdépendants de notre personnalité. 

 Une majorité d’entre vous ont déjà vécu ou vivent maintenant une période critique dans leur vie professionnelle. C’est pourquoi Bilan consacre un dossier au thème encore tabou de la souffrance au travail. Certes, la Suisse peut s’enorgueillir d’une industrie et d’une administration qui fonctionnent bien, à l’image de la qualité des produits portant le label de nos compagnies.

Les relations entre partenaires sociaux sont incommensurablement meilleures qu’en France. Ici, il est inimaginable de voir un directeur des ressources humaines se faire déchiqueter la chemise par des salariés, comme c’est arrivé chez Air France cet automne. Une culture helvétique de la concertation et du respect mutuel prévient des explosions de ce type.

Reste que le sillage de la globalisation, une concurrence accrue, met toute la chaîne de production sous pression, de l’apprenti au CEO. Depuis des années, les effectifs des sociétés fondent. Il faut faire plus avec moins. Réaliser l’impossible dans l’espoir de satisfaire des attentes irréalistes de la part de la direction. Mission: concilier les exigences des actionnaires qui souhaitent voir le rendement bondir tout en soutenant des collaborateurs qui n’arrivent plus à suivre le rythme des restructurations.

Voilà le monde de l’entreprise en 2015. Les uns et les autres conservent néanmoins une importante marge de manœuvre afin de rendre vivable l’enfer du travail. L’expérience comme les recherches le prouvent: les résultats seront bien meilleurs s’il règne une ambiance positive et agréable dans la compagnie et au sein de l’équipe.

Un environnement de travail favorable résulte avant tout de l’attitude d’un manager qui reconnaît les mérites de chacun et permet aux collaborateurs d’œuvrer de manière autonome. Nous espérons que notre dossier «Guide de survie» vous sera utile. Bonne lecture.

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