Langlo Jan

DIRECTEUR DE L'ASSOCIATION DE BANQUES PRIVÉES SUISSES

Jan Langlo est titulaire d’un brevet d’avocat au barreau de Genève et d’un diplôme d’expert fiscal. Il a débuté sa carrière de fiscaliste auprès de Lenz & Staehelin, puis au sein de l’étude Oberson & Associés avant de rejoindre le Groupe Pictet en 2007 en tant que conseiller juridique et fiscal. Au bénéfice d’une grande expérience dans le domaine fiscal, Jan Langlo a rejoint l’Association de Banques Privées Suisses en janvier 2014 en qualité de Directeur adjoint. Depuis le 1er juillet 2015, il occupe le poste de directeur de l’ABPS, où il oeuvre à la défense politique des intérêts des banques actives dans le domaine de la gestion de fortune. Il exerce en parallèle le mandat de Secrétaire général de l’Association des Banquiers Privés Suisses. Jan Langlo siège au sein de diverses commissions et groupes de travail de l’Association suisse des banquiers.

Je clique, donc je suis

Nous sommes tous uniques. Le moyen le plus sûr de vérifier qui nous sommes, c’est notre ADN, mais cela n’est guère pratique pour des transactions commerciales – pour l’instant en tout cas ! Alors dans la vie réelle, l’on utilise le plus souvent des documents officiels comme des passeports ou des cartes d’identité. Mais sur Internet ? Les identifiants et et mots de passe, aussi sophistiqués soient-ils, ne garantissent pas que la personne qui se présente dans l’anonymat de la toile soit bien celle qu’elle prétend être.

Une identité électronique, ou « e-ID », c’est précisément ce que s’apprête à développer la Suisse, avec un projet de loi que le Parlement fédéral devrait adopter d’ici 2020. L’Etat resterait le garant de l’authenticité des données contenues dans cette « e-ID », tandis que son développement serait laissé au secteur privé, plus proche des utilisateurs et des technologies. L’économie soutient cette approche, et des assurances, des banques et des entreprises fédérales (Swisscom, CFF, Poste) se sont déjà alliées pour concevoir un produit commun.

Les banques en particulier disposent d’une longue expérience en matière d’identification des clients, de vérification de leur identité et de fourniture de services numériques. Elles ont aussi l’habitude de veiller à la confidentialité des données de leurs clients. Elles sont donc au premier chef intéressées à ce que cette nouvelle « e-ID » s’intègre sans heurt dans leurs systèmes d’exploitation.

Bien sûr, on peut imaginer que cette « e-ID » pourra, comme un passeport, être dérobée, copiée ou falsifiée. Nul doute que de tels actes seront limités par des facteurs de vérification, d’autant plus efficaces qu’ils seront biométriques (empreinte digitale, reconnaissance du visage ou de l’œil).

Mais saviez-vous qu’il existe aussi des logiciels qui permettent de reconnaître un utilisateur à la façon unique qu’il a de tenir son téléphone, d’effleurer sa tablette, de bouger sa souris ou de taper au clavier ? « The New York Times » vient d’y consacrer un article très intéressant. Grâce à la biométrie comportementale, la Royal Bank of Scotland a pu empêcher en temps réel un escroc de vider un compte. Et cette technologie est sans friction pour l’utilisateur, qui ne remarque même pas que ses habitudes sont vérifiées.

Alors, bientôt plus de confiance et de sécurité sur Internet ? Ou seulement plus de surveillance ?

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