Langlo Jan

DIRECTEUR DE L'ASSOCIATION DE BANQUES PRIVÉES SUISSES

Jan Langlo est titulaire d’un brevet d’avocat au barreau de Genève et d’un diplôme d’expert fiscal. Il a débuté sa carrière de fiscaliste auprès de Lenz & Staehelin, puis au sein de l’étude Oberson & Associés avant de rejoindre le Groupe Pictet en 2007 en tant que conseiller juridique et fiscal. Au bénéfice d’une grande expérience dans le domaine fiscal, Jan Langlo a rejoint l’Association de Banques Privées Suisses en janvier 2014 en qualité de Directeur adjoint. Depuis le 1er juillet 2015, il occupe le poste de directeur de l’ABPS, où il oeuvre à la défense politique des intérêts des banques actives dans le domaine de la gestion de fortune. Il exerce en parallèle le mandat de Secrétaire général de l’Association des Banquiers Privés Suisses. Jan Langlo siège au sein de diverses commissions et groupes de travail de l’Association suisse des banquiers.

Enfin un peu de bon sens !

La FINMA, autorité de surveillance de la finance suisse, aurait-elle été touchée par un « effet Trump » ? Le message serait-il passé à force de le répéter consultation après consultation ? Quelle qu’en soit la cause, les déclarations récentes de Mark Branson, directeur de la FINMA, mettent du baume au cœur des quelque 250 « petites » banques qui restent en Suisse (sur 261 au total !).

M. Branson envisage en effet d’alléger les exigences de capital et de liquidité pour les banques qui ne présentent pas de risque systémique et de n’imposer un audit que tous les deux ou trois ans à celles qui ne posent pas de problème. L’idée est de ne plus seulement chercher les « drapeaux rouges », mais aussi les « drapeaux verts », qui permettent de dispenser un établissement de contrôles inutiles (parce qu’un ratio se trouve invariablement bien au-dessus du minimum par exemple). Il faut savoir que les vérifications systématiques ont un coût qui se répercute au final sur les clients.

Cette approche n’est rien moins que celle qui prévaut aux Etats-Unis et en Europe par exemple, où seules les plus grandes banques sont soumises à des tests de résistance et à des règles très contraignantes. C’est aussi simplement la concrétisation du principe de proportionnalité, que la FINMA est tenue de respecter. Mais il est réjouissant de voir que la FINMA n’oublie pas son sixième objectif stratégique, fixé fin 2016, et à propos duquel elle écrivait : « La FINMA s’engage pour que les règles soient régulièrement vérifiées, simplifiées et, lorsque cela s’avère nécessaire et justifié du point de vue de la surveillance, modifiées. »

Cette adéquation aux risques réels a déjà conduit à ce que les exigences de fonds propres imposées à PostFinance, Raiffeisen et la ZKB pour couvrir un cas de cessation d’activité soient plus basses que celles imposées à UBS et Credit Suisse. En outre, seule Raiffeisen ne les remplit pas déjà complètement. Le Conseil fédéral a précisé à ce propos : « Les trois banques d’importance systémique nationale présentent des différences en matière de structure organisationnelle et de rapports de propriété. Un traitement individuel et de la souplesse lors de la mise en œuvre des mesures doivent permettre de tenir compte de ces spécificités. »

Les banques privées se réjouissent que la FINMA tienne enfin compte de leur modèle d’affaires, centré sur la gestion de fortune, et de leur structure de détention, qui aligne les intérêts des banquiers propriétaires sur ceux de leurs clients, pour leur appliquer un régime différent que celui prévu pour des banques universelles en mains publiques.

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