Jerome Gygax

DOCTEUR EN RELATIONS INTERNATIONALES DE L’IHEID

Docteur en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève), Jérôme Gygax est historien, chercheur associé à la fondation Pierre du Bois pour l’histoire du temps présent. Ses travaux portent sur l’histoire des idées, les nouvelles formes de diplomatie, l’utilisation des médias dans la naissance du soft power. Il s’intéresse aux relations entre le secteur public et privé, au rôle des réseaux et leur impact dans la politique internationale.

Publications récentes : Jérôme Gygax et Nancy Snow, « 9/11 and the Advent of Total Diplomacy : Strategic Communications as a primary Weapon of War » ds Journal of 9/11 Studies, Vol 38, July 2013 ; J. Gygax, Olympisme et Guerre froide culturelle, le prix de la victoire américaine, Paris, L’Harmattan, 2012.

Etat de guerre civile au Proche-Orient: perspectives du FIFDH

  • Nawal Al-Maghafi correspondante de la BBC pour le Moyen Orient

  • Tawakkal Karman journaliste et activiste (prix nobel de la Paix 2011)

  • Hugues Robert, Responsable de la cellule urgences de MSF

Les conflits en cours dans les pays du Proche-Orient jusqu’à la péninsule arabique se caractérisent par l’emploi systématique et sans précédent de bombardements menés de manière indiscriminée contre des populations civiles et leurs infrastructures[1]. La gravité de la situation actuelle a été présentée par des intervenants et des documentaires lors du FIFDH (Festival du film et forum international sur les droits humains) tenu à Genève du  10 au 19 mars 2017. Les débats ont permis d’aborder les « mythes » qui continuent de flouer la réalité et les questions sur le rôle des autocraties régionales et de leurs parrains étrangers dans ce désastre humanitaire.

Dans un contexte marqué par la frappe états-unienne sur la mosquée Umar ibn Al-Khattab (village d’al-Jina) dans le nord syrien le 16 mars et de l’offensive du groupe Tahir al-Sham au nord-est de Damas, viennent s’ajouter les interventions illicites de drones en Iraq, au Yemen et en Afghanistan[2]. Sous le couvert d’un langage technique : « Signature strike », « Collateral damage », « Imminent threat », « Double tap » on oublie le fait que ces actions tombent sous le coup de ce qu’on appelle des « crimes de guerre »[3], notamment quand elles ciblent délibérement les hôpitaux de Médecin sans frontière (MSF)[4].

N’est-il pas temps de revoir les origines prétendument confessionnelles de ces guerres ? Et de s’intéresser à la façon avec laquelle les révoltes sociales et populaires, portées par les « printemps arabes » de 2011, se sont vues écrasées par la réaction des régimes autocratiques (Syrie, Turquie, Egypte et Arabie Saoudite en tête) avec le concours tacite des alliés de l’Occident ? Pourquoi taire les contradictions inhérentes aux politiques de soutien militaires, y compris caché par la CIA, aux milices religieuses alimentant le sectarisme ? L’obtention d’une paix durable dans la région ne passera pas outre la reconnaissance d’une société civile autonome, exemptée de toute instrumentalisation et représentative de toutes les forces sociales, politiques et religieuses régionales.

Lors d’une conférence parrainée par l’Université de Genève dans le cadre du festival, Vicken Cheterian (GSI, UNIGE) a commencé par rappeler les conditions initiales d’instabilité en Syrie, fruit de l’héritage colonial et du système des mandats français au moment de leur départ en 1946[5].  Suivant le coup d’état du camp de la famille d’Hafez el-Assad en 1970, la mise sur pieds d’une résistance armée (nommée « l’avant-garde combattive ») représentait les classes moyennes urbaines, ne prenant qu’après-coup une coloration confessionnelle dont l’origine était avant tout, selon lui, le fait de « crispations sociales ». Les baasistes (membres du parti socialiste de la renaissance arabe) au pouvoir ont vite compris comment cette « société civile », par sa capacité d’auto-organisation en dehors de l’état, défiait toute mainmise sur le pouvoir.

Dès 2011, la répression envers l’opposition était devenue systématique et brutale. C’est à ce moment précis, lorsque les institutions civiles, endogènes à la Syrie, avaient le plus besoin d’aide, que des soutiens leurs furent refusés hormis quelques tentatives d’instrumentalisation religieuse ou politique par les bailleurs de fonds des pays du golfe (Qatar, Arabie Saoudite) dont l’aide ciblait les écoles coraniques sunnites ou salafistes.

Selon Hassan Abbas (Président fondateur de la ligue syrienne de la citoyenneté, Beyrouth) les tentatives d’aide extérieure aux syriens ont été mal coordonnées, favorisant, selon lui, un « décalage entre les besoins réels des Syriens et les programmes des organisations donatrices »[6]. En plus de répondre à ce qu’il qualifie d’ « effet de mode », c’est le gaspillage et la dissipation des énergies qui se sont produits. Un phénomène accompagné d’une « diasporisation » des activistes exilés en Turquie, loin des théâtres d’action. Hassan Abbas juge la part des financements réellement investis sur le terrain, et donc utile, tout à fait dérisoire, proche de trois pour mille seulement ! L’attribution des fonds, associée au manque de transparence et à la corruption aurait conduit à la perte d’un tiers des donations disparues sans laisser de trace. Ainsi, selon M. Abbas la société syrienne a payé le prix de ces échecs, alors que les « intérêts » des forces régionales et globales demeurent « aveugles aux réalités du terrain»[7].

 

Un autre phénomène observé sur les scènes de ces conflits de plus en plus interconnectés relève d’une militarisation de l’effort de reconstruction. Avec l’intervention russe en 2014 et l’escalade induite dès la fin 2016, la tendance se serait aggravée compliquant le processus de négociation pour l’obtention d’un cessez-le-feu. Selon Agnès Favier (MED, European University Institute, Beyrouth) « Ces actions militaires provoquent une restriction de la marge de manœuvre des autres acteurs sur le terrain »[8]. Le régime d’Assad utiliserait de manière stratégique la force militaire couplée à un système d’accords locaux afin de reconquérir son pays en procédant à une relocalisation des populations selon des critères confessionnels. À Alep, deuxième ville du pays, ceci a conduit à l’évacuation totale de la population, transformant des portions de territoire en zones militaires[9]. À Homs, le retour des habitants dans un futur proche est d’ore-et-déjà exclu. En opérant de la sorte, le régime parvient à « épurer » les forces d’opposition, en éradiquant les couches sociales relativement éduquées de la classe moyenne, risquant d’entrainer un « vide » selon Agnès Favier qui serait propice au retour des islamistes formés dans les régions voisines et au Levant plus généralement[10].

Le cas syrien serait ainsi représentatif de la vulnérabilité de la société civile face à ces forces de disslocation endogène et exogène. Dans cette situation Akram Kachee confirme que toute tentative de militarisation de l’opposition est une erreur, dans un paysage marqué par l’absence de « culture démocratique ». Les milices armées emploient les tribunaux religieux comme instrument politique, recourant à la charia islamique afin de régler leurs comptes vis-à-vis de groupes rivaux[11]. C’est ainsi, comme le rappelle M. Kachee, que se propagerait le fléaux de la guerre civile, du « tous contre tous », par un processus de tribalisation sans limite de frontière et celui-ci de rappeler quelques chiffres : le coût estimé de la reconstruction en Syrie seule, avant l’intervention russe, était estimé à plus de 300 milliards d’euros avec cinq million de logements à construire. Une situation liée au déplacement sans précédent de millions d’être humains[12].

La contribution de Salam Kawakibi, directeur-adjoint de l’Arab Reform Initiative (ARI, Paris) au colloque universitaire fut importante par sa déconstruction des  grands « mythes » véhiculés à propos de l’état syrien devenu selon lui une « bureaucratie sécuritaire » dotée d’une laïcité de façade[13]. Créant un « islam officiel » le régime aurait mis en œuvre un « capitalisme de clan » animé par une « bourgeoisie parasitaire » au détriment des classes moyennes et inférieures[14]. Selon lui, Assad se serait inspiré directement de la Corée du Nord, empêchant tout fonctionnement syndical selon un schéma répété ailleurs dans le monde. Le tournant opéré dès l’an 2000 marquait un changement de ton, empruntant le langage de la société civile internationale, empêchant en réalité cette société civile de se développer indépendamment du pouvoir en place.

Après la révolution syrienne de 2011, la société civile internationale est devenue pléthorique, passant de 800 organisations à quelque 2500 basées dans les pays limitrophes. Le risque est actuellement d’assister au processus de « ramallahisation » de cette société, immitant ce qui s’est produit au sein des territoires palestiniens occupés par Israël, et pour lesquels est né un vrai « marché de l’humanitaire » qui a fini par détourner les activistes de leur agenda politique. Ce qui serait, selon lui, le cas dans la ville « refuge » de Gaziantep, devenue un tel carrefour d’organisations sur sol turc.

Pour M. Kawakibi, il ne fait aucun doute que l’Occident a entretenu trop longtemps l’illusion en faisant semblant de s’intéresser à cette société civile, tout en privilégiant des interlocuteurs non représentatifs de la Syrie effective et de ses forces politiques, à l’ombre des jardins des ambassades et de ses réunions mondaines.

 

L’évolution de la situation syrienne par la fragmentation de son espace politique et confessionnel sont les symptômes d’un mal régional. Alors que la contre-révolution a empêché l’expression de forces sociales démocratiques anciennes, les vraies lignes de fractures ont été masquées par une explication confessionnelle qui simplifie de manière excessive les dynamiques à l’œuvre derrière ces guerres. Avec l’action des rebelles soutenus par les Etats-Unis et le programme d’action caché de la CIA, la confusion semble totale. À l’image de l’offensive du 21 mars dernier par des cellules de Tahrir al-Sham, nouveau nom du front Al-Nosra, au nord-est de Damas et qui comprend la formation de l’ « Armée de l’Islam » menée par Muhammad al-Alloush le représentant nominal des membres de la Coalition nationale syrienne (CNS) aux négociations pour la paix de Genève en cours en ce moment[15].

Le parcours et les témoignages de trois femmes d’exception, activistes et journalistes, ont été à l’honneur lors d’une soirée du FIFDH consacrée au Yemen : Tawakkal Karman (prix nobel de la Paix 2011), Nawal Al-Maghafi correspondante de la BBC pour le Moyen Orient et de Safa Al-Ahmad réalisatrice du l’enquête « Yemen under Siege » (2016)[16]. Chacune à leur manière, celles-ci ont su montrer comment le travail journalistique était devenu difficle et périlleux et combien il était plus que jamais nécesssaire de braver les interdits posés par les pouvoirs en place afin de documenter la vérité, en convergence avec les interventions de la veille.

À l’instar des événements syriens, l’histoire semblait tragiquement se répéter au Yemen : après l’espoir des sursauts révolutionnaires pacifiques, marqués par la rédaction d’un projet de constitution, ceci faisait place au déchainement de la violence et à l’instauration d’une contre-révolution, prélude de la guerre civile amorcée en 2015[17].

Mme Karman a témoigné de l’inégalité des rapports de force existant entre les milieux de l’opposition et de la société civile yéménite face à la répression brutale de l’ancien dictateur déchu Ali Abdullah Saleh qui, une fois renversé par les forces de Ansar Allah (Houthis chiites), prit le parti de téléguider, depuis son exil à Riyad (Arabie Saoudite), les opérations de répression et de contre-révolution dans une véritable guerre de « légitimité »[18].

La projection du documentaire de Safa Al-Ahmad démontrait de quelle façon la présence des milices Houthis permettait de créer les conditions de recrutement de nouveaux jihadistes propice à une radicalisation de la jeunesse yéménite contre cet « ennemi » extérieur, faisant des Saoudiens et de leur parrain états-unien les alliés des affiliés d’Al-Quaeda au Yemen par le soutien de son aviation approvisionnée par le carburant et les armes du Pentagone[19].

L’expansion de l’« Etat islamique » dans ce contexte pose de réels questions. Né de la guerre, cette organisation a tiré profit de ressources locales et de réseaux de distribution et d’armement, nécessitant des appuis extérieurs (son pétrole transitant en outre par la Turquie)[20]. La prétendue progression de ses membres et affiliés, présentés comme menace existentielle, permet à ces mêmes régimes conservateurs et autocratiques de prendre la contre-révolution à leur compte en se prémunissant contre tout changement. L’Arabie Saoudite profite du conflit yéménite pour cimenter son alliance régionale militaire avec les autres monarchies du golfe mobilisée contre la Syrie et l’Iran[21].  Comment ainsi expliquer que les Etats-Unis engagés contre les jihadistes en Syrie puissent aporter leur concours à ces terroristes au Yemen ?

La réponse est venue de l’intervention de la journaliste Nawal Al-Maghafi par son film-enquête: « The Funeral Bombing » traitant de l’attaque aérienne la plus meurtrière de cette guerre civile[22]. À la suite de la projection, celle-ci a été catégorique : « Il n’y a pas de soutien direct de l’Iran, dit-elle, ni moins d’aide effective sur le terrain, cependant que les Saoudiens contrôlent l’espace maritime, aérien et utilisent le prétexte de la menace Houthis afin de  tenir les Yéménis emprisonnés dans leur pays »[23]. Un constat patiellement partagé par la prix Nobel Tawakkal Karman qui ajoute peu après : « L’ancien président Ali Abdullah Saleh utilise les forces sur le terrain pour revenir au pouvoir, en utilisant Al-Qaeda pour attaquer ses rivaux » tout en s’appuyant sur l’argent de l’Occident[24]. Selon un ancien agent de la CIA c’est bien de cela dont il s’agit dans cette guerre : les Houthis auraient dénoncé depuis longtemps non-seulement Al-Qaeda mais les soutiens des USA au gouvernement corrompu du président Ali Abdullah Saleh avant son éviction du pouvoir par ces mêmes Houthis. Ces témoignages battent en brèche les représentations traditionnelles mais peinent à être entendus dans les médias[25]. Ce que Salam Kawakibi avait relevé la veille en concluant sa conférence : « Tout comme les démocrates européens n’ont pas su soutenir les républicains espagnols durant leur guerre contre Franco à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, nous répétons la même erreur face aux régimes autocratiques d’aujourd’hui en croyant qu’ils finiront pas disparaître ».

 

Au terme de la 15ème édition du FIFDH on peut relever l’extraordinaire paradoxe de la position des démocraties occidentales sans parler de la Russie, qui laissent faire et se détournent des « réalités » de ces conflits. L’apaisement des autocraties au nom des compromis géopolitiques ont un coût: celui du sacrifice des aspirations sociales et populaires légitimes. Les dictateurs de l’Egypte d’Al-Sissi, de l’Arabie Saoudite en passant par la Turquie d’Erdogan et la Syrie de Bachar El Hassad font le jeu de la fragmentation en cours qui les maintient au pouvoir, et leur laisse le loisir d’instrumentaliser les champs confessionnels pour leur propre compte.  Les exportations d’armements en provenance de l’Occident (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) en direction du Moyen-Orient étant par ailleurs en pleine expansion depuis deux décennies au moins[26]. La prix Nobel de la paix Tawakkal Karman demande aujourd’hui qu’on procède à des enquêtes sur les violences commises par tous les partis en conflit, sans nommer expressement l’Occident.

Par le jeu des complicités, ces grandes puissances de l’Occident, Etats-Unis et Russie en tête contribuent à la perpétration de ces « crimes de guerre » comme autant de violations inacceptables des droits humains qui livrent les populations civiles à elles-mêmes. Pour cet ancien agent de la CIA Graham E. Fuller : « les Etats-Unis ont échoué en soutenant la dictature de Ali Abdullah Saleh et continuent à soutenir les saoudiens dans cette guerre, en contribuant à des bombardements sur les populations civiles »[27]. Passant outre les voix de protestation au Parlement européen et à l’ONU ces derniers mois, de nombreuses résolutions restent lettre morte et les fonds de l’asssitance aux civils, touchés par la famine en Somalie et au Yemen n’ont pas été versés, un tiers seulement l’aurait été à ce jour[28].

La recherche d’une solution et d’un avenir de paix que ce soit en Syrie, en Iraq ou au Yemen passera par l’abandon de l’hypocrisie qui facilite l’action de ceux qui entretiennent la désolation et financent la guerre. Une guerre qui, on le rappellera jamais assez est la négation ultime de toute humanité sur terre. Quelle frontière existe-t-il encore entre « nos » dictatures et celles des autres quand tous les principes du droit ont été bafoués et violés par le mensonge et la duplicité[29]. Ce sont alors tous les états signataires et supposés garants des chartes et conventions internationales qui portent le poids de cette faillite humaine.

 

 

 

 



[1] Voir notamment l’étude menée sur la Syrie par Guha-Sapir, Derbati ; Rodriguez-Llanes, Jose M ; Hicks, Madelyn H ; et al. « Civilian deaths from weapons used in the Syrian conflict » in BMJ : British Medical Journal (Online), London, 351, 29 Sep. 2015. Voir pour les chiffres les plus récents et l’analyse des données le rapport du Syrian Network for Human rights (SNHR), 01.03.2017, http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/SNHR_0.pdf

[2] Alors que s’ouvre le 23 mars le 4ème round de négociations sur l’avenir de la Syrie à Genève, sous l’égide de l’ONU, le conflit totalise 320'000 morts et quelque 13 millions de déplacés.

[3] Ces crimes découlent des Conventions de Genève du 12 août 1949 et de leurs Protocoles additionnels I et II de 1977 et des Convention de La Haye de 1899 et 1907. Ils sont des violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattant ennemis à l’occasion d’un conflit armé international ou interne, violations qui entraînent la responsabilité pénale individuelles des auteurs.

[4] « Stop Bombing hospitals », Dr Joanne Liu calls on UN Security Council to uphold protection of civilians in war zones, 28 septembre 2016, sur http://www.msf.ca/en/article/stop-bombing-hospitals-msf-s-dr-joanne-liu-calls-on-un-security-council-to-uphold-protection ; on notera l’intervention et le témoignage de Robert Hugues, responsable de la cellule d’urgences MSF lors du FIFDH.  

[5] V.Cheterian, « Mobilisation confessionnelle, société civile, et le futur de la Syrie», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Cheterian est au GSI – Unité d’arménien, UNIGE.

[6] Hassan Abbas, « La société civile syrienne : les défauts de naissance», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Abbas est expert UNESCO, président fondateur de la Ligue syrienne de la citoyenneté, Beyrouth.

[7] Ibid.

[8] Agnès Favier, « Dynamiques de gouvernance locale à l’épreuve des récentes évolutions militaires», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; Mme Favier est Visiting Fellow European University Institute, programme MED, Beyrouth.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Akram Kachee, « Les conseils locaux face à la militarisation», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Kachee est chargé d’enseignement à l’Institut d’études politiques, Lyon 2 (France).

[13] Salam Kawakibi, « Emergence d’un media alternatif et d’une société civile : deux socles pour une paix désirée juste », Panel 2B : Les différents visages d’un territoire fragmenté, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Kawakibi est Deputy Director de l’ Arab Reform Initiative (ARI), Paris (France).

[14] M. Kawakibi rappelle ainsi que le préjugé qui fait de la Syrie un peuple sans expérience démocratique occulte les interludes, de 1946 à 1949, de 1953 à 1958 et enfin de 1961 à 1968 durant lesquels un régime parlementaire était en exercice. Avant que le pouvoir ne procède à sa confiscation dès 1970.

[15]  Lire Anne Barnard, « Resurgent Syrian Rebels Surprise Damascus with new Assaults » in NYT, 22.03.2017, aucun des groupes rebels impliqués dans l’attaque serait officiellement associé au programme de la CIA. Il reste pourtant difficile de l’établir avec certitude. Le site officiel de la coalition nationale syrienne : http://fr.etilaf.org/

[17] Une période marquée par la pose des armes et la création du National Dialogue Conference, Lire : Charles Schmitz, « Yemen’s National Dialogue » sur Middle East Institute, 10.03.2014, http://www.mei.edu/content/yemens-national-dialogue

[18] Voir l’excellente synthèse critique de Lara Aryani, « Saudi Arabia and the war of legitimacy in Yemen » sur Jadaliyya, http://www.jadaliyya.com/pages/index/21538/saudi-arabia-and-the-war-of-legitimacy-in-yemen

[19] Voir aussi le cas récent du bombardement attribué à l’alliance saoudienne contre des réfugiés, une attaque que ces derniers ont essayer de faire porter sur les Houthis. « Saudi-led coalition blamed after helicopter gunship massacres Somali refugees » in The Independent (UK), http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-led-coalition-blamed-somalia-deadly-attack-boat-refugees-fleeing-yemen-a7637456.html

[20] Voir Fehim Tastekin, « How the Islamic State is still seeing through Syria-Turkey border » sur AlMonitor, http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/02/turkey-syria-greedy-smugglers-islamic-state.html

[23] Rappelons que techniquement parlant les chiites yéménites sont plus proches du sunnisme saoudien que du shiisme iranien.

[24] Cette analyse est partagée par un acien agent de la CIA : Graham E. Fuller, « How to Decipher Yemen, Where the Enemy of your Enemy is also your enemy » sur The World Post, The Huffington Post, 26 mars 2015  http://www.huffingtonpost.com/graham-e-fuller/decipher-yemen_b_6965564.html

[25] In ibid. Selon Fuller, les saoudiens appliqueraient une forme de droit d’intervention – de doctrine Monroe saoudienne qui donnerait à Riyadh le droit de supprimer toute velléité démocratique dans la région.

[27] Graham E. Fuller, « How to Decipher Yemen, Where the Enemy of your Enemy is also your enemy » sur The World Post, The Huffington Post, 26 mars 2015, cité plus haut.

[28] C’est le cas de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU adoptée le 9 décembre 2016 pour la Syrie. Voir http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38622; les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU sur le Yemen : http://www.securitycouncilreport.org/un-documents/yemen/ et la résolution du Parlement  européen du 25 février 2016 sur la situation humanitaire au Yémen sur : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P8-TA-2016-0066+0+DOC+XML+V0//FR ; voir le rapport de l’Oxfam sur la menace de famine : « Menace de quatre famines en 2017 : « trahison ultime de notre humanité commune », 28.02.2017, sur : https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/crises-humanitaires/menace-quatre-famines-en-2017-trahison-ultime-notre-humanite

[29] On lira l’ouvrage de Jeremy Scahill, The Assassination Complex, New York, Simon&Schuster, 2016. Qui traite de la politique d’assassinat et de la légitimation du recours au drone, en dehors de tout cadre juridique et marquant les conditions d’une guerre sans fin ni limite définie.

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