Marmierpascal

DIRECTEUR DE SWISSNEX CHINA

Après avoir passé plus de 10 ans à Boston, Pascal Marmier a récemment rejoint un autre réseau swissnex, celui de Chine basé à Shanghai. Passionné de science et d'innovation, il travaille avec son équipe à promouvoir l’excellence de la Suisse dans ces domaines, renforcer les liens académiques en Chine et créer une communauté d’innovateurs et d’entrepreneurs. Gradué de l’Université de Lausanne, Pascal a aussi suivi une formation postgrade à Boston University et obtenu un MBA de MIT. En plus de chercher les meilleurs talents en science et technologie, il essaie aussi de trouver les meilleurs endroits pour courir dans une ville à forte densité de population.

Innovons pour faire fructifier l'Accord de Libre-Echange!

Fort de plus de 1 200 pages, le texte de l’accord de libre-échange que la Chine et la Suisse ont signé ce weekend contient de nombreuses règles tarifaires et commerciales. Au-delà de l’impact économique que sont en train d’étudier les analystes, il faut voir aussi dans cet accord un fort potentiel d’élargissement des relations bilatérales.

Les médias chinois ont relevé le message d’ouverture et de collaboration plus étroite que les politiciens ont ainsi lancé. Un des mots qui ressortaient le plus des discours et cérémonies du jour était celui d’innovation. Pendant la soirée, quelques sociétés suisses étaient en compétition pour le prix de « Innovator of the year » en Chine. Les entrepreneurs suisses savent que le succès futur ne dépendra plus autant de la croissance économique mais véritablement de leur capacité à innover. A travers les témoignages des PME suisses, on se rend compte que la Chine aura son propre système d’innovation avec ses propres compétences. Peu de chance que ce soit une réplique exacte de ce que connaissent les pays les plus innovants dont la Suisse fait partie.

Il importe donc pour les acteurs de l’innovation suisse de réfléchir sur les meilleures façons de collaborer avec la Chine. Pour ce qui est des startups, elles doivent trouver des complémentarités par rapport à ce que leur offre leur « home base ». Pour celles qui développent des produits innovants nécessitant une phase de production, elles peuvent se servir de l’inégalable capacité de la Chine en termes de « scale up ».

A titre d’exemple, une startup suisse a récemment visité plusieurs fabricants qui pourraient utiliser les nouveaux matériaux (respectueux de l’environnement) qu’elle a développé à des échelles qui n’existent nulle part ailleurs. Pour les universités, on pourrait aussi penser à mettre en valeur et commercialiser des technologies qui ne seraient pas utiles ou alors peu utilisées en Suisse.

Il y a certainement un bon nombre de projets qui sont en attente de développement dans les bureaux de transfert de technologie. Pourquoi ne pas travailler ensemble à travers la Suisse – mais aussi avec d’autres pays – pour créer des « clusters » de solutions technologiques dans certains domaines d’intérêt pour la Chine ? Il y a un tel besoin de nouvelles approches liées aux problèmes de santé, d’environnement, de sécurité alimentaire, qu’une activité de co-création Sino-Suisse (ou même européenne !) serait très bienvenue ! A vous de brainstormer !

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