Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Immobilier: la fin des banques?

Le frein à l’acquisition immobilier ? Pas toujours les prix... Mais très souvent les banques ! Elles ne veulent plus prêter. Elles possèdent toutes un grand ordinateur central qui leur prédit des bulles spéculatives un peu partout, alors que celles-ci se sont éloignées depuis longtemps.

Elles calculent une tenue des charges avec des taux théoriques qui font rire même les comptables les plus sérieux. En effet, les analystes ne prévoient pas de remontée des taux avant 5 ou 10 ans. Rappelons-nous qu’à ce jour le taux hypothécaire de la Confédération à 30 ans « culmine » à 0.06%. 

Récemment, partageant un repas avec un ami plein d’expériences et de recul sur notre société, il me faisait remarquer que nous glissions vers une société hyper-électronique.

Pour exemple, le commerce se fait de plus en plus sur la toile. Cela remet en cause le modèle traditionnel des arcades avec leur devanture. D’un autre côté, les banques commencent à envisager de confier leur gestion de portefeuilles à des systèmes électroniques.

Finalement, si vous avez un projet de qualité mais que vous manquez de financement, le « crowdfunding » vous permet d’envisager un financement de tout ou une partie du projet, voire plus. Pour ceux qui ignorent encore ce que c’est, le « crowdfunding » demande aux internautes de financer un petit bout, ou l’entier du projet.

Alors, l’analogie avec l’immobilier semble possible, surtout avec le système des garanties suisses qu’est la cédule hypothécaire.

Imaginons... Vous souhaitez acheter un bien immobilier. Vous placez sur internet votre déclaration fiscale, votre profil, une estimation de l’objet faite par des experts reconnus, le montant de financement souhaité, le taux de prêt proposé, sa durée, ainsi que celui du remboursement.

Ensuite ? Non seulement l’internaute décidera avec son clic si oui ou non il veut prendre le risque de financer, mais aussi le montant de son engagement.

Quand les banques commenceront à facturer l’épargne déposée chez elles, ce qu’elles font déjà pour les montants importants, l’argent changera de place. Postfinance vient d'ailleurs juste d'annoncer la semaine dernière que l'épargne sur les comptes privés se verra taxée de 1% d'intérêt. L’économie trouve toujours le chemin du meilleur rendement.

Ce qui manque ? Une société qui saura le canaliser légalement et faire l’intermédiaire entre l’emprunteur et le prêteur. Une banque 2.0, en vérité, mais qui travaille vraiment pour ses clients !

Alors, à vos claviers de programmation. On entend déjà les mastodontes bancaires frémir.

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