Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Immobilier: cessons de tendre vers la paralysie

Le mieux est l’ennemi du bien ! A tel point qu’il devient l’ami du moins bien.

En voyage dans un pays en pleine croissance, j’ai pu voir que le pays a décidé de reconstruire une nouvelle halle d’aéroport pour mieux accueillir les passagers. A terme, celle-ci remplacera l’existante qui sera démolie. Un ensemble de logements devenus désuets et inadaptés seront aussi voués à la démolition pour laisser place à un complexe avec plus d’habitations, mais aussi des bureaux et des commerces, tout en proposant de nouveaux espaces publics.

Toute ville est une suite de palimpsestes depuis sa création, et celles de notre société en sont de bons exemples. Elles se réinventent sans cesse pour progresser et répondre aux nouveaux défis de la société. Sur un autre continent, lorsque la société a besoin d’un système de transports publics, elle édifie plusieurs lignes de métro et de nombreuses stations aux endroits névralgiques.

Dans nos sociétés, dites évoluées, nous tendons vers la paralysie. Nous produisons sans cesse de nouvelles normes et procédures. Le plus souvent, une norme contredit une autre et oblige à en inventer une nouvelle, et ainsi de suite. Quand nous développons l’aéroport, nous le transformons en une chose inutilisable. En encourageant les utilisateurs à laisser leur voiture au garage, rien n'a été pensé pour prévoir un accès direct par transport public ou par taxi.

Quand un projet qui fédère toute la société propose un accès privilégié au Lac, une minorité réussit à le faire avorter. Pendant ce temps, le chômage augmente en Suisse, la fréquentation des transports publics n’augmente pas, malgré une réduction des tarifs, et le coût de l’opéra provisoire de Genève explose.

Personne n’est responsable, car chacun applique les normes qui ont été édictées dans son domaine. Notre société n’est plus tournée vers le futur. Nous tergiversons tellement devant toute innovation qu’elle va se développer ailleurs.

Alors, pour cette année et les suivantes, puisque c’est encore l’heure des vœux, changeons d’attitude et travaillons ensemble, main dans la main en imaginant comment faire au mieux, car nous avons tout pour réussir.

Bonne année !

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