Francois Hofer

FONDATEUR DE CHOCOLIC

Suite à un bachelor en Management à HEC Lausanne, François Hofer fonde le site www.produitsdici.ch qui permet de créer son propre coffret cadeau avec des produits régionaux. Puis, il reprend ses études à temps partiel et effectue depuis septembre 2012 son master en Systèmes d’Information aux universités de Neuchâtel et de Lausanne. Sa première expérience entrepreneuriale ne décollant pas comme il le souhaite, il la met de côté et se lance dans une nouvelle aventure en créant la marque Chocolic qui regroupe des spiritueux aromatisés au chocolat, comme du vin, de la liqueur ou de la bière. Il s’occupe de l’importation et de la distribution de tous ces produits en Suisse.

Tous les jours il est confronté à de nouveaux défis qui jonchent le chemin d’un entrepreneur.

Il n'y a pas d'échec en entrepreneuriat

Il y a quelques semaines la société Tiki4 m'a invité à un événement qui avait comme thème "comment se remettre d'un échec entrepreneurial". En préparant ma présentation, je me suis posé beaucoup de questions. J'ai repris toutes les étapes du début à la fin de ma première start-up: "Produits d'ici". Malgré l'échec de cette dernière, je n'ai jamais ressenti ce sentiment d'échec. La distinction entre un sentiment qui est personnel et un projet est la clé. Un projet peut être lui-même un échec ou une réussite, par contre l'expérience entrepreneuriale elle ne peut jamais être considérée comme un échec.

Quand on choisi une voie professionnelle, on se fixe toujours des objectifs personnels dont on n'est pas forcément conscient. Pour ma part, quand je me suis lancé dans l'entreprenariat après mon bachelor à HEC Lausanne c'était pour: prendre mon indépendance financière, faire quelque chose d'utile, avoir des responsabilités et développer un projet du début à la fin.

Maintenant quand je regarde en arrière, je me rends compte que j'ai rempli trois objectifs sur les quatre. Je n'ai malheureusement pas réussi à devenir indépendant financièrement avec mon projet, par contre je me suis rendu utile en promouvant les produits régionaux, j'ai été responsable face à mes fournisseurs et mes clients et je me suis occupé de ma société depuis l'idée originelle, jusqu'à sa dissolution.

Pendant les 3 ans qu'a duré Produits d'ici, j'ai en plus accumulé de l'expérience qu'aucune école ne pourra vous apporter, j'ai rencontré mon associé avec qui j'ai fondé Chocolic, j'ai pu participer au Silicon Valley Startup Camp, qui m'a permis de découvrir la région de San Francisco pendant 1 semaine. Au final je sors grandi de ces 3 années.

La difficulté, en Suisse, vient de l'image que les gens se font de l'entrepreneur. Sa réussite personnelle est associée à celle du projet. En cas d'échec de ce dernier, on se retrouve face à des gens qui nous plaignent ou qui s'apitoient sur notre sort. Alors qu'au contraire on aurait besoin de voir les points positifs pour nous aider à rebondir.

Dorénavant je fais la check liste de mes objectifs personnels: pourquoi je me suis lancé dans l'entrepreneuriat? Si au moins une des raisons peut être validée, alors l'expérience ne peut pas être considérée comme un échec. Et si dans le meilleur des cas toute la liste est validée, l'expérience est un succès total quel que soit le chiffre d'affaire ou le bénéfice de votre projet.

Le meilleur moyen de rester motivé et de recommencer après l'échec d'un projet c'est de faire l'inventaire de tous les points positifs. Cela constituera une bonne base sur laquelle construire son prochain projet qui sera peut-être un succès planétaire.

 

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