Mulhauser Isaline

SPÉCIALISTE EN MARKETING ET COMMUNICATION

Isaline Muelhauser évolue entre une agence de développement web et des mandats indépendants. Athlète et coach, elle retient de la pratique sportive l’équilibre, l’esprit d’équipe et la détermination, trois principes fondamentaux qu’elle applique pour réaliser des projets. Enthousiasmée par les nouvelles technologies et la collaboration, elle rend compte des tendances en matière de teal management ou auto-gestion.

Holacracy: ma vie sans management

L’euphorie du début

Je n’ai pas touché terre! Tant de nouvelles choses à apprendre, de personnes à rencontrer, de systèmes à comprendre! Une sollicitation cognitive perpétuelle, des journées de 24 heures ne suffisent plus et les semaines défilent. Je passe ce que je considère mes premiers ‘tests’, soit les premiers projets accomplis du début à la fin, en équipe ou indépendamment.

 Tout est tellement différent

… Avant

A mon précédent emploi, par ma fonction et ma localisation au siège central, j’avais l’occasion de ponctuellement collaborer ou côtoyer le comité directionnel. Il n’était donc pas, pour moi, une équipe de pantins désincarnés ou des entités éloignées, mais des êtres humains. Cela ne signifie pas pour autant que j’avais un quelconque sentiment d’influence à son sujet.

Pour nous diriger, nous avions une stratégie d’entreprise pour les années à venir. Tout ça me semblait être le fruit de longues discussions du comité directionnel, sans que j’en perçoive nécessairement l’implication dans mon travail quotidien. A l’échelle de mon équipe, les décisions finales étaient prises par mon supérieur hiérarchique. Je n’étais pas habilitée à parler ‘stratégie’ ou à prendre des décisions, je pouvais, au mieux, faire des propositions.

Empowerment!

… Et maintenant

L’univers des possibles s’est ouvert et mes options par la même occasion!

Première différence: j’ai le sentiment que je peux faire bouger les choses, que je peux amener ma pierre à l’édifice. Une pierre que je peux choisir et façonner. La sensation désignée par le terme anglais ‘empowerment’ est tangible. J’ai toujours désiré pouvoir prendre des responsabilités et assumer mes décisions professionnelles. Jusqu’ici, j’ai exécuté les tâches décrites - plus ou moins précisément - dans un cahier des charges. Ce cahier des charges était le reflet d’une stratégie d’entreprise décidée, puis déclinée aux différents échelons de l’entreprise, rien de très original, ni de particulièrement enthousiasmant.

Et qu’est-ce que je fais?

Ici, mon cahier des charge est relativement vague. Je me sens investie d’une mission plutôt que d’une obligation à effectuer ou reproduire des tâches. Je ne réfléchis plus en termes de ‘je dois accomplir 8h42 par jour’, mais en termes de projets que je planifie par rapport à mon temps de travail. Ce sentiment de responsabilité et de pouvoir décisionnel décuple ma motivation, et par là aussi sensiblement mon efficacité dans tout ce que j’entreprends.

Concrètement, j’ai reçu un e-mail qui me disait “Rappelez-vous, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé”. Donc je peux faire ce que je veux. Bonjour enthousiasme, et si tous les employés font ce qu’ils veulent, comment est-ce que ça peut marcher? Est-ce que cette ‘holacratie’ est une baguette magique pour entreprise qui veulent doper l’efficacité de leurs employés?

 

...à suivre

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