Rigalherve

ASSOCIÉ DE BASE DESIGN

Hervé Rigal est designer, expert des problématiques liées aux images de marque. Il est associé du bureau international, Base Design. Il supervise le département Business Development pour la Suisse et contribue à l’application des processus de création inhérents au groupe Base. Hervé dirige, avec Gérald Moulière et Anthony Franklin, une équipe de 10 personnes à Genève et collabore étroitement avec les bureaux de Bruxelles et New York.

Hervé est à l’origine de travaux pour les marques Caran d’Ache, BEople Magazine, Adidas, Bozar Museum Brussels, les Transports publics genevois, Le Musée Olympique de Lausanne, la Fédération des Architectes Suisse, Wrangler Jeans ainsi que de nombreux travaux dans des domaines aussi variés que la mode, la culture, le branding de villes, de marques privées, d’institutions politiques ainsi que le conseil & stratégie en communication.

Pour les projets d’identités visuelles, Hervé applique une philosophie empreinte de simplicité graphique et conceptuelle qui met l'accent sur une communication concise et sans détour. Il croit en la puissance de l'autonomie créative des designers mélangée à l’énergie de la création du travail d'équipe.

En 2012, il devient membre de la Société des Graphistes Suisses (SGV) puis en 2015 de l’association Swiss Graphic Designer (SGD). Hervé intervient régulièrement comme jury externe et orateur à la HEAD Genève (École d’art et de design Genève), ELISAVA Barcelona School of Design and Engineering ainsi qu’à l’Eaad Genève.

La banque change, son image aussi

Vente d’actions toxiques, évasion fiscale, politique de l’autruche: la dernière décennie a vu le secteur banquaire suisse attaqué de toutes parts. 
 
Suite à cette série de scandales, la Suisse et ses banques ont mis en place des réformes visant à mettre un terme aux abus en matière de blanchiment et d’évasion fiscale. La Confédération s’est engagée sur la voie de l’échange d’informations.     
 
Il s’avère que face à ces avancées, réelles, les banques demeurent peu enclines à communiquer. Alors qu’elles ont entrepris des changements importants dans leur approche, leur fonctionnement, elles ont tendance à ne pas changer, ou plutôt, à ne pas faire évoluer leur image de marque. 
 
Le fait qu’une banque privée, par exemple, ne communique pas beaucoup semble assez logique. Pour offrir des services personnalisés, la discrétion est l’une des valeurs qui, pour demeurer crédible, nécessite une certaine sobriété. Mais retenue n’est pas forcément synonyme de mutisme ou d’inaction.
 
Durant la conférence 200Ideas qui s’est déroulée en mai dans l’auditorium de la banque Pictet à Genève, une phrase de Jacques de Saussure, senior Partner de cette banque privée, m’a frappé. «Les banques ne produisent rien de concret. Elles n’ont rien à montrer. Voilà pourquoi elles se construisent en guise de vitrine de beaux bâtiments», a-t-il lancé. Bien que cela soit en partie vrai, je ne suis pas tout à fait d’accord avec lui.
 
Les banques se construisent sur des valeurs et des activités qui leur sont propres. La confiance constitue certainement un socle qu’elles ont en commun. Dès lors que cette valeur est appliquée de façon rigoureuse et cohérente, il ne me semble pas opportun de minimiser la portée des réformes engagées ces dernières années. Autrement dit, il ne serait pas luxueux de compléter une mue réussie par une communication idoine.
 
«Dans bien des cas, seuls survivent ceux qui ont su s’adapter», a aussi déclaré Jacques de Saussure. Je rajouterai « … ainsi que ceux qui ont su y mettre la forme. »

 

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