Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

Halte aux grévistes, pas aux multinationales

Depuis plusieurs jours, les Genevois doivent supporter des grèves suivies de défilés des fonctionnaires, paralysant le centre-ville et prenant en otage les citoyens. Les manifestants représentant divers secteurs des services publics comme les enseignants et le social entendent défendre leurs acquis et éviter des coupes budgétaires qui pourraient détériorer leurs conditions de travail.

La démarche peut être comprise par certains, même si les fonctionnaires genevois, rappelons-le, sont parmi les mieux lotis de Suisse. Rappelons aussi que le canton de Vaud a fait fondre sa dette de près de neuf milliards en dix ans sans provoquer aucune grève.

Ici, il ne s’agit pas seulement de dénoncer la paralysie systématique du centre-ville  - et les déprédations qui ont suivi – mais plutôt les messages scandés « halte aux multinationales et aux actionnaires » par un syndicaliste, notamment à l’aide d’un porte-voix – devant donc probablement faire office de porte-parole du défilé. Quel est donc le message de ces manifestants ? Sauver les écoles et l’hôpital ou taper sur l’économie privée, qui elle, par ailleurs, malgré des conditions souvent difficiles, ne fait pratiquement jamais grève ? 

Rappelons également à nos chers fonctionnaires que les multinationales et les actionnaires payent de nombreux impôts qui permettent, en partie, de payer leur salaire, alors que 34% des Genevois ne paient rien.

Heureusement que nos entreprises du secteur privé contribuent largement aux salaires du secteur public. En fait, il faudrait que tous les fonctionnaires aient eu, au moins une fois dans leur vie, une expérience dans le secteur privé avant de travailler pour l’Etat. Ils comprendraient alors la chance d’être là où ils sont.

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