Aline Isoz

CONSULTANTE EN TRANSFORMATION DIGITALE

Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes et est notamment membre du comité du Cercle suisse des administratrices, experte Vigiswiss (association suisse des data centers) et de conseils consultatifs. Depuis la création de son entreprise Blackswan en 2010, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant que consultante, et en tant que chroniqueuse pour le magazine Bilan et le quotidien Le Temps. En 2015, elle a lancé alineisoz.ch, une initiative de coaching et d’accompagnement digital pour les PME romandes.

Parallèlement à ses activités professionnelles, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris

Habemus spam.

Eh oui, je suis en vacances. En fait, à peu près. En chômage forcé, technique, si vous préférez. J’étais pétrie de bonnes intentions quant à la survie estivale de ma chronique, mais il s’avère que ce sont les lecteurs qui ont déserté. Comme pourrait le dire mon ancien professeur d’inférence et décision statistique (matière barbare s’il en est) les chiffres ne mentent pas !

Du coup, comme vous n’allez pas me lire et que la plateforme sur laquelle je vous écris subit quelques modifications aux incidences techniques non négligeables, ce n’est pas aujourd’hui que je vais prendre le risque de me perdre en circonvolutions habituelles. Bien sûr, la qualité prime sur la quantité. Mais si vous êtes là, en train de me lire alors que le soleil brille et qu’on a ouvert la cage scolaire aux enfants, c’est que :

  1. vous n’avez pas d’enfants et attendez le mois de septembre pour décoller du bureau (et je me méfie toujours des gens qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants pour avoir plus de place au bord de la piscine)
  2. vous n’avez pas réussi à être le premier à poser vos vacances (et je me méfie toujours de ce qui se retrouvent coincés tous seuls au bureau pendant que tout l’étage est à la piscine)
  3. vous n’avez pas de travail… et vous ne m’intéressez donc pas.

Bref, tout ceci pour vous dire que, pour une fois, j’ai décidé de rentabiliser un vieux contenu de derrière les url, privilégiant la curation à la création, la loi du moindre effort à vos attentes philosophiques. Vous reconnaîtrez le style, vous n’aimerez peut-être pas le fond, mais vous n’aviez qu’à être là : les absents ont toujours tort ! Bonne lecture !

 

« Spam ou pourriel (en bon français), les mails commerciaux non désirés ont envahi nos boîtes électroniques avec leurs promesses absurdes, augmentant au fil des ans. D'ailleurs, à la fin de ce billet, je vous garantis que vous ne serez pas plus instruit qu'avant et que votre sexe aura toujours la même taille. Ca, c'est fait.

N'empêche que ça devient difficile de dire ce qui peut être considéré comme de la pollution de nos comptes mail, avec le nombre de trucs débiles qu'on reçoit, au point que même mes chroniques peuvent être considérées comme du spam si on y réfléchit bien (je rigole, évidemment que ça ne vaut pas pour les contenus à forte valeur ajoutée!!). On se fait spammer au boulot, spammer sur facebook, sur twitter, spammer dans le quotidien, par les bavardages des voisins dans les transports en commun, à la caisse du supermarché, nos propres potes, parfois. La différence c'est que dans ces cas, il n'y a pas d'objectif commercial à proprement parler, il s'agit plus de pollution sociale. On ne demande même pas à acheter quoi que ce soit, non, on subit. J'ai décidé d'appeler ça du pourrcial (pourri/social - quel beau néologisme!).

Et le pourrcial est partout, c'est certain. Comme une épidémie transculturelle et sociologique, un truc bien plus dangereux que les pourriels, car le seul moyen d'y résister, c'est de s'enfermer chez soi, seul, sans téléviseur, sans téléphone, sans colocataire, vraiment seul (l'iPad aussi, vous me le virez, hein!). Là, enfin, notre cerveau peut effectuer son cheminement librement, loin des inepties conversationnelles et des conventions à respecter. Le pourrcial, c'est le mal du siècle, auquel on a donné de nouveaux outils à travers les réseaux sociaux et leur chat respectif: les conversations instantanées. Instantanément superficielle et sans autre intérêt que de ne pas avoir à s'extirper de son training ou de composer un numéro de téléphone.

 

De toute façon, le pourrcial est aussi largement présent dans la vie réelle, puisqu'on est bien obligés de vivre en communauté et d'accepter de rentrer en contact avec L'AUTRE...

Anti-pourrcial, ne perd pas ton sang-froid, fais comme moi: installe-toi à la campagne, en face d'une ferme et tu découvriras que le silence aussi, est dans le pré (ça au moins, on en est sûr).

(En espérant que ce billet a tenu ses promesses et que vous n'êtes ni plus intelligent, ni mieux équipé qu'avant... je ne voudrais pas en plus être accusée de publicité mensongère). »

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