Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

Gréférendum: à quoi s’attendre?

Malgré une pointe de soulagement en milieu de semaine avec cette lettre annonçant que le gouvernement grec était prêt à accepter la plupart des conditions des créditeurs, Alexis Tsipras a douché tout espoir en appelant au «non» lors de sa conférence de presse. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a confirmé jeudi matin qu'il "ne voit aucune possibilité pour de nouveaux pourparlers à ce stade". Le référendum aura donc bien lieu ce week-end.

Un pari risqué pour Syriza...

Selon plusieurs sondages, une grande majorité des Grecs veulent rester dans l’euro, mais ils sont néanmoins très partagés sur le vote de dimanche. Toutes les possibilités restent donc ouvertes, même si nous penchons plutôt pour un “oui”. En effet, avec les retraits bloqués à 60 euros/jour et les banques grecques fermées toute la semaine, le peuple grec a eu un avant-goût de la vie hors de la zone euro. De plus, Tsipras et son parti n'ont jamais eu la majorité en leur faveur, l'emportant sur le fil avec 36% des voix en janvier dernier. Un «oui» signifierait une défaite pour Tsipras et conduirait probablement à un changement de régime, ce qui serait positivement accueilli par les marchés actions.

Contagion, quelle contagion?

Les mouvement de taux en zones périphériques sont restés atténués, montrant peu de signe de contagion pour l’instant. La situation est aujourd’hui bien différente que lors de la première crise grecque en 2010. La dette n’est plus liée aux banques, mais aux états, FMI et BCE, évitant ainsi une autre crise financière en cas de défaut de la Grèce. Et surtout, la BCE a lancé un QE lui permettant d’acheter des obligations souveraines du Portugal ou de l'Espagne et ainsi de prévenir tout effet en chaîne extrême.

Impact sur les marchés et sur l’euro

L’euro et les indices boursiers européens ont maintenu une relation inverse au cours des derniers mois. En effet, le thème de ce début d’année était de sur-pondérer les actions européennes et sous-pondérer les actions US. Cependant, ces achats d’actions massifs ont été réalisés tout en couvrant l’exposition euro. Les algorithmes vendent donc de l’euro lors d’achats d’actions européennes et rachètent l’euro (clôture le “hedge”) lors de la vente de ces actions; d’où la corrélation négative avec les marchés boursiers européens. Ainsi, de mauvaises nouvelles en Grèce ont conduit les marchés à la baisse et l’euro à la hausse, et vice-versa.

Scénario 1: un "non" sera négatif pour les marchés boursiers et l'euro dans un premier temps. Ensuite, la corrélation inverse devrait à nouveau supporter l’euro et ainsi limiter sa chute.

Scénario 2: un «oui» sera positif pour les marchés et l’euro, mais la montée de l'euro ne devrait être que temporaire, jusqu'à ce que les fonds américains entrent sur le marché.

Nous maintenons notre objectif entre 1.05 et 1.10 pour la fin d’année sur l’EUR/CHF et la parité pour l’EURUSD.

 

 

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