Bloch Ghislaine NB

Journaliste

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

Un virus qui ne tue pas l’innovation

Alors que les bourses plongent et que la croissance ralentit, quel soutien restera-t-il en 2020 aux jeunes pousses?

La période est très particulière. Du jamais vu. Le coronavirus grippe l’économie, nos relations sociales et nos habitudes de voyage, de consommation ou de loisirs. Tout le système se trouve chamboulé. Comme en temps de guerre, certains font des réserves de nourriture, d’autres ne quittent plus leur appartement et suivent heure par heure le décompte des morts et des personnes infectées dans le monde.

Face à cette situation anxiogène et aux recommandations du Conseil fédéral, la 8e édition des «50 startups dans lesquelles investir» peut sembler secondaire. Les investisseurs s’intéressent-ils encore aux startups alors qu’il y a actuellement des problèmes plus urgents à résoudre: des composants viennent à manquer dans les usines, certains médicaments feront défaut, les masques de protection sont en rupture de stock face à la fragilité structurelle des chaînes d’approvisionnement. Alors que les bourses plongent et que la croissance économique ralentit, quel soutien restera-t-il en 2020 aux jeunes pousses suisses?

Des projets intéressants

L’année passée, elles ont été portées par le capital-risque. Plus de 2 milliards de francs leur ont été octroyés. L’innovation permet de réaliser des avancées majeures même si elle n’offre pas de solution miracle en cas de crise. Ni les startups ni l’industrie pharma n’ont actuellement les moyens de développer un vaccin en un simple claquement de doigts.

Certes, aucune des 50 startups sélectionnées dans cette édition 2020 ne s’attaque au Covid-19, encore inconnu il y a trois mois. Néanmoins, beaucoup d’entre elles proposent des solutions pour d’autres problématiques en matière de santé publique. En effet, la majorité des jeunes sociétés sélectionnées dans cette édition sont actives dans le domaine de la biotech et des technologies médicales, confirmant le rôle de la Suisse dans les sciences de la vie sur l’échiquier mondial.

Par exemple, des projets intéressants sont liés au traitement du cancer, de la septicémie – 19 millions de personnes concernées dans le monde – ou s’attaquent à un autre problème majeur et potentiellement mortel: la résistance aux antibiotiques. Elles proposent des solutions qui participeront demain ou après-demain à une meilleure prise en charge des patients. L’innovation par les startups garde ainsi toute sa raison d’être, même en cette période tourmentée.

Le dossier lié aux 50 pépites suisses de moins de trois ans, sélectionnées par un jury prestigieux, est à découvrir dans cette édition. En revanche, la soirée qui était liée à l’événement et qui devait se tenir mardi 10 mars au Musée olympique de Lausanne sera reportée au mois d’octobre où, espérons-le, investisseurs et startuppeurs auront l’occasion de se serrer la main.

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