Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

GENÈVE/Le MAH fait jaser en cherchant une tête archéologique polyglotte

Crédits: Musée d'art et d'histoire, Genève

C'est le nouveau «buzz» dans le (tout) petit milieu des musées genevois. Une annonce du Musée d'art et d'histoire, que j'ai retrouvée sur museum.ch, la plate-forme des musées suisses, à la date du 20 mai cherche un conservateur ou une conservatrice (peut-être devra-t-on dire un jour «conservateure») en chef(fe) pour l'archéologie. 

Il est demandé aux personnes intéressées, qui ont jusqu'au 27 juin pour se manifester, de parler l'anglais. La chose semble indispensable, même si on peut en douter en se promenant dans certaines institutions de l'Hexagone. Il lui faudrait aussi connaître une autre langue étrangère. Le chinois ou le japonais? Sans doute pas. Il doit banalement s'agir de l'allemand ou de l'italien, indispensables pour participer entre autres à la conférence des musées suisses, où le MAH n'est à ce qu'on murmure plus représenté depuis 2011. Des langues nationales, à ce qui me semble. Un courrier, publié par la «Tribune de Genève», s'en est fait le 31 mai l'écho indigné.

Départ confirmé au Musée Voltaire 

Où je m'interroge encore davantage, c'est que je vous ai annoncé il y a quelques semaines l'engagement de Béatrice Blandin. Une archéologue venue du canton de Vaud. Je n'ai pas l'ordinogramme du MAH sous les yeux, mais il me semble du coup que cette dernière sera du coup subordonnée au nouvel, ou à la nouvelle, arrivant(e). Cela fait bien du monde pour une institution déjà si lourde qu'elle prend l'eau. Et il faudra bien prévoir le remplacement de Laurence Madeline à la tête du pôle beaux-arts. 

La barque s'allège en revanche bel et bien au Musée Voltaire. Le directeur François Jacob m'a confirmé, hier 1er juin, son départ en septembre. Le dix-huitiémiste faisait là du bon travail, quand on lui en donnait les moyens. Autrement dit rarement. L'institution dépend de la Bibliothèque de Genève. François Jacob ignore s'il sera du coup remplacé.

Clarté chez les Baur  

Après ces opacités, quelques clartés. Elles se situent dans le privé. Si le Musée international de la Réforme reste dans le flou après l'explosion en plein vol qu'a constitué pour lui le départ subit d'Isabelle Graesslé fin février, les Baur voient déjà l'horizon 2018. Monique Crick approche, mine de rien, de la retraite. Sa succession s'organise. Le même site (museum.ch, donc) publiait le 27 mai une annonce précédant une mise au concours du poste de directeur (ou directrice). Ce dernier possédera «des compétences avérées dans la gestion d'un musée». Le cahier des charges sera disponible dès le 20 juin. Les candidatures devront se voir formulées jusqu'au 15 octobre. L'heureux élu (ou l'heureuse élue) entrera en fonction le 1er janviers 2018 «après deux mois de mise au courant». 

Côté linguistique, on réclame ici, outre le français, «de très bonnes connaissances de l'anglais» et si possible d'allemand. On ne dit rien des langues orientales. Mais peut-être que la chose va de soi. 

Sur ce, j'arrête. Autrement, Sami Kanaan va à nouveau parler d'acharnement contre le MAH venue des milieux des opposants à l'extension du musée...

Photo (DR): Une tête antique des collections du MAH. C'est elle qui avait été choisie comme emblème pour l'ouverture du Mucem de Marseille.

Texte intercalaire.

 

 

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