Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

FOIRE/Naissance de "Paris-Beaux-Arts"

Et un de plus! Il devait subsister un interstice de libre dans le calendrier. Du 1er au 5 avril (et ce n'est pas une farce) se tiendra au Carrousel du Louvre le premier "Paris-Beaux-Arts". Il regroupera environ 80 marchands, comme il se doit au plus haut niveau. Cette nouvelle foire parisienne "répond à un volonté du conseil d'administration" du Syndicat nationale des Antiquaires (SNA). On sait que ce dernier chapeaute la "Biennale des Antiquaires", dont on saurait dire que la dernière édition, en septembre dernier, ait été un grand succès, sauf peut-être pour les bijoutiers. 

Le nouveau salon, qui marquera le retour du Syndicat au Carrousel, obéit à un désir de rajeunir les cadres. Une équipe de quatre personnes en prend la charge. Il s'agit de Mathias Ari Jan, de Matthieu de Bayser, de Fabien Mathivet et d'Olivier Delvaille. Cela ne signifie pas qu'on prendra les participants au berceau. Dans la liste des partants se trouvent de vieux briscards comme Gilgamesh, Annisabelle Bérès, Tanémaga, ou Laurence Esnol, qui a longtemps représenté un seul et unique artiste, le prolifique H. Craig Hanna. On promet cependant des œuvres (toutes ayant été expertisées par une équipe de 80 consultants) à partir de 1000 euros. J'ignorais qu'on puisse trouver quoi que ce soit à ce prix chez un marchand aussi rupin que Benjamin Steinitz.

Une manifestation annuelle 

Le salon sera non pas biennal, mais annuel. Il reflétera tous les modes de création et toutes les époques. Les stands, à l'instar du "Salon du Dessin" et de "Paris-Tableau", se verront tirés au sort par les participants. Il y aura moins de décoration qu'au Grand Palais. Ce sera un plus pour le Carrousel, déserté par les foires de prestige, à part le jeune "Fotofever". Le lieu est aujourd'hui davantage voué aux artisans, au patrimoine, quand ce n'est pas au mariage, qui constitue après tout une institution comme un autre. 

Je noterai cependant que Paris aura connu le "Salon du Dessin" du 25 au 30 mars, "Drawing Now" du 25 au 29 mars, "ArtParis" du 26 au 29 mars et le "Pavillon des Arts et du Design" au 26 au 29 mars. Le "Salon du Livre ancien, de la Gravure et du Dessin" l'attendra du 24 au 26 avril. Cela ne fait-il pas un peu beaucoup pour une capitale où le marché de l'art ne semble pas au sommet de sa forme? Photo (DR): Les salles du Carrousel du Louvre, vides.

Texte intercalaire

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